Quelques mois après la reprise de la salle par le Stud, c’est l’heure du premier bilan. “Culturellement satisfaisant et financièrement tendu”, estime le directeur Gilles Rousselot.
Alors comment ça va ?
Après 5 mois d’activité, on peut dire que la salle s’est bonifiée sans se dénaturer. Elle n’a pas perdu son côté alternatif. La salle accepte très bien la diversité : en tout, 41 structures et associations ont organisé une centaine de manifestations à l’Adaep. Qui ont rassemblé 12 755 personnes. Mais ? On est fragile. Malgré ces résultats, l’Adaep a de grandes difficultés à faire partie des politiques culturelles de la Ville et des autres institutions.
Qu’est-ce que cela implique ? Quand le Stud a repris la salle Adaep, on s’est engagé sur la bonne gestion de l’équipement. J’ai donc dit aux partenaires institutionnels : « Ok, sur ces bases de subventions, on y va. Mais si vous sentez que vous ne pouvez pas vous engager de manière ferme sur ces budgets, dites-le nous tout de suite ! » Je préférais tout arrêter, plutôt que se mettre dans le rouge.
Et vous n’avez pas eu les subventions ? Dans le budget très serré de l’Adaep, chaque euro comptait. Au moment de faire les comptes, il en manquait 5 000 de la Région et 15 000 du Conseil général. Pour 2009, nous faisons la demande de 80 000 euros à la Ville pour le budget culture et 15 000 pour le budget jeunesse. A ce jour, nous n’avons pas de réponse.
Et si les financements ne sont pas là ? On se mobilisera...
Vous pouvez lire ici l'interview d'Eliane Baracetti, adjointe à la Culture de la Ville de Grenoble
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