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| Musact et L'Engage : quand le hip hop rencontre l'électro |
Samedi soir à L'Adaep, L'Engage et Musact organisaient un concert rap électro... Eh oui, ça peut aller ensemble. Parce que l'objectif de Fanny Battaglino, présidente de L'Engage, et de Baptiste Pierre, président de Mus'act, c'est justement de faire se côtoyer des publics qui ne se rencontrent généralement pas. Peux-tu nous présenter en quelques mots ton association ? Fanny : L'Engage, à la base c'est une asso de promotion du slam. Elle développe maintenant toutes formes d'expression : graff, DJ, Vidéo DJ, écriture... Pour promouvoir le métissage socio-culturel, c'est la formule qui va bien. Tous les courants du slam, inspiré hip hop ou puriste poète, sont représentés. Nos soirées réunissent le maximum de disciplines pour regrouper des gens différents. Le plus souvent, des soirées slam uniquement. Le principe: un slam = un verre offert. N'importe qui peut participer, le seul obstacle étant son propre trac. S'y retrouvent une quarantaine de slameurs, et un public de 15 à 70 ans. Baptiste : Le but de Musact est de promouvoir la musique actuelle. Il y a énormément d'assos d'électro à Grenoble. La différence c'est qu'on développe tous les styles d'électro. Parfois du hip hop. On est spécialisés dans l'organisation de concerts : deux soirées par mois, une estampillée Musact, une en partenariat avec l'une des nombreuses associations de promotion de musique de Grenoble. On a déjà près de 200 soirées à notre actif. Pour ce samedi, le partenariat avec L'Engage nous a permis d'obtenir des contacts dans le milieu hip hop. Comment trouvez-vous des financements ? Fanny : L'Engage ne fait pas qu'organiser des soirées. En ce moment, on met en place des ateliers d'écriture payants animés par le seul salarié de l'asso: le rappeur TH. Ces ateliers, ouverts à tout le monde, sont organisés pour des structures qui en font la demande : associations de lutte contre l'analphabétisme, MJC, collèges... Ce sont des lieux de discussion, d'écriture collective, souvent de gestation de nouveaux projets. En général le prix des soirées est libre. Le but est d'être accessible à tous. Baptiste : Mais ce samedi, il faut payer certains groupes, en défrayer d'autres. Et on a besoin d'un service de sécurité, alors l'entrée est à sept euros. Les 15 permanents de l'asso développent aussi la décoration, le mix et la production. Son vice-président aide les artistes à créer leur label. Pensez-vous que les publics et les artistes vont bien se mélanger ? Fanny : C'est le challenge. A la dernière soirée du même genre à la Bifurk, les gens ne venaient voir que ce qui les intéressaient mais ne restaient pas pour découvrir la suite. Réunir c'est bien, mais surtout, il faut permettre à tout le monde de se sentir sur un pied d'égalité. Pour les concerts, il n'y a pas de tête d'affiche, les amateurs et les pros sont inscrits au programme dans la même police. Baptiste : On craint seulement que le public électro arrive trop tard pour croiser le public hip hop.
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