| Ecrit par Marie Rostang, le 10-02-2008 21:34 |
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 Samedi 9 février, 23 heures, à la Bastille. De drôles de personnages errent dans les dédales du LIA (lieu image et arts, galerie d’art contemporain située sous les voûtes de la citadelle). Le bal des vampires, organisé par Grenoble-Universités, dans le cadre de la semaine du Noir, est lancé.
A l’entrée, un moine un peu déjanté fait office de videur. Il vous braque un crucifix sous le nez, histoire de voir quelle sera votre réaction. Si vous supportez cette première agression, vous êtes autorisé à pénétrer dans un lieu qui ressemble étrangement à l’antre du diable en personne. Il faut descendre par un long escalier en pierre pour atteindre différentes salles obscures, complètement enfumées.
Des ombres vous regardent passer, masquant leur visage par de longues capes noires, de fines gouttes de sang au coin des lèvres. Des ricanements, parfois des hurlements retentissent. Dans un recoin, un film de vampires (réalisé par l’association d’art Kunst Baoum) est projeté. Dans un autre recoin, de vieux prêtres et moines vendent différentes mixtures étranges, même de l’eau bénite (50 centimes), pour tenter de sauver les quelques âmes qui n’ont pas encore complètement basculées du côté obscur de la force.
"Cadre génial" Pour Cécile et Lola, deux étudiantes de 20 ans, et vampires d’un soir, "l’endroit est génial, le seul problème, c’est qu’il n’y a pas assez de monde". 300 personnes étaient pourtant attendues. Des vampires bien sûr. Mais des rédempteurs aussi. "Nous sommes là pour proposer le baptême à ces créatures du diable, explique Abraham, 27 ans, prêtre au style vaguement moyenâgeux. Ici l’air est vraiment malsain, ça sent le mal, l’enfer, le sang".
Niveau cadre et ambiance, tout est là pour donner l’impression que la Bastille s’est transformé en demeure infernale. Niveau musique, c’est un peu moins crédible. "La salsa du démon" et autres tubes des années 80 sont diffusés. Rien de bien intéressant. Effrayant même, d’une certaine manière. Des vampires qui se déhanchent sur Daddy Cool, c'est… impressionnant...
Ajoutez à tout cela une vague rumeur d’une jouvencelle en détresse qu’il faut retrouver dans les murailles de la Bastille, et vous obtenez des vampires surexcités, prêts à tout pour goutter la chair fraîche de la pauvre jeune fille jetée en pâture. En bref, l’horreur avait envahi les murs de la Bastille le temps d’une soirée.

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