Avec plusieurs camarades de l’École supérieure de commerce, Victor Dekyvere vient de présenter une pièce de théâtre à Grenoble et Paris. Rencontre avec un auteur de 22 ans.
Avec Victor Dekyvere, les mots se mêlent presque toujours aux gestes. Il parle de théâtre et d’écriture? Ses doigts agrippent l’air et le tordent, pour mieux laisser le champ libre à une explication. Une idée lui vient en tête? Il la couche sur le papier. Cela va faire presque trois ans que c’est comme ça, depuis qu’on lui a conseillé de se mettre à l’écriture. “Je suis le genre de gars qui a toujours eu la répartie facile”. Et l’imagination plutôt fertile. Pour la deuxième année, il signe une pièce de théâtre mettant en scène des élèves de l’École supérieure de commerce (ESC) de Grenoble. “En 2007, j’avais écrit une pièce qui s’appelait «Une radio d’enfer». On ne l’a jouée qu’une fois. Je voulais rééditer l’expérience mais avec plusieurs représentations”. Pari tenu: «La Maison cause…» a déjà été présentée à Paris (il est en stage au Courrier international, dans le cadre de son année de cesure) puis la semaine dernière à Grenoble.
Pour monter «La maison cause...», un vaudeville qui voit plus loin, un grand casting a été organisé à l’ESC. La troupe retenue joue le jeu à fond, servant des dialogues rythmés, bien écrits. “Me retrouver dans une école de commerce, c’était un peu un accident. Mais ici, j’ai découvert une vraie vie de groupe, les gens ont envie de s’investir. A l’ESC, j’ai trouvé la liberté pour monter un projet qui veut mêler vaudeville et théâtre de sens: il y a de la place pour les littéraires”. L’expérience est plutôt réussie. Après Paris, la petite troupe va se rendre à Reims. L’occasion pour Victor de se confronter encore une fois à l’urgence: “Le théâtre, c’est la lutte contre le temps”. Un peu comme ces histoires auxquelles il compte bien donner vie dans les mois à venir…
|