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| Marché du disque: les diamants sont éternels |
15% d’augmentation en 2007 aux Etats-Unis. 500% pour les 45 tours outre-manche sur les cinq dernières années. Si ces chiffres étaient ceux du CD, les maisons de disques nous paieraient pour télécharger. Seulement, ce n’est pas le cas. Quand le petit format est à l’agonie, le grand, délaissé complètement par les majors et annoncé comme mort depuis vingt ans, survit paisiblement. Pourquoi?
Ugo, son voisin de Magic Bus, lui emboîte le pas: "Le grain du vinyle ne peut pas être reproduit. C’est pour ça qu’à la différence du CD, il ne mourra jamais". Et puis, il y a l’objet en lui-même. Ugo le voit "comme une forme d’art à part entière. Il y a même une boîte à Chambéry qui fabrique des cadres pour qu’on puisse les afficher chez soi". Une raison qui, par exemple, explique son succès auprès de la scène rock’n’roll, très codifiée, et pour qui l’esthétique est primordiale. Le dernier single de nos Firecrackers n’est, ainsi, sorti qu’en 45 tours. Mais tout le monde n’est pas aussi optimiste. William, d’Interface records, ne perçoit pas cette résistance du format. "Les gens n’ont plus le même rapport à la musique. Ils n’ont plus le goût pour la collection, alors les fichiers numériques leur suffisent". Une tendance propre à la scène électro, spécialité de son magasin? "Peut-être.
Malgré ce bémol propre à l’électro, le vinyle semble avoir de belles heures devant lui. Et l’on peut s’en féliciter. Car, comme le dit Goodka: "C’est quand même plus sympa de léguer à ses enfants une collection d’albums plutôt qu’un disque dur". Où acheter des vinyles à Grenoble ?
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Le monde de la musique va mal. Oui mais dans ce noir tableau, on oublie souvent une chose : le vinyle va bien. La preuve à Grenoble...
Passé ce problème, se lever de son siège pour poser un diamant sur un disque, le vinyle offre deux avantages sur ses successeurs: le son, et l’esthétique. "Niveau écoute, c’est incomparable", poursuit Goodka. "On peut comparer le MP3 à Photoshop. Plus on agrandit une image, plus elle se pixélise. La musique numérique c’est pareil. Alors, ça passe dans un baladeur, mais si on veut écouter à fort volume…"
Les jeunes mixent de plus en plus chez eux, alors la qualité du son leur importe peu. Et des logiciels comme final scratch nous ont fait beaucoup de mal. Ils permettent de mixer sans avoir à se trimballer 10 kg de disques, alors ils paraissent plus pratiques. Mais ça aseptise le milieu. Avant, l’identité d’un DJ, c’était les disques qu’il avait dégotés. Maintenant, tout le monde a les mêmes fichiers".











