Dossier de la semaine
| Les glisses urbaines | ||
| Roller : "Viens, on va rouler ensemble..." Ce soir-là, 150 rollers, pour la première rando grenobloise de la saison 2008. 8... | Les autres articles du dossier | |
| Champ-sur-Drac : un parc à fréquenter avec modération |
Ce sont 7000 m² à Champ-sur-Drac (vallée de la chimie) dont un millier devenus, en sous-sol, un dépôt… d’on ne sait quoi exactement mais à coup sûr rien de bon pour la santé. C'est aussi un terrain que la municipalité amènage au grand dam d'une association d 'habitants. L’industriel Arkema est responsable du sous-sol, la commune propriétaire de la surface qu’elle entend, après six ans d’études et de démarches, aménager en parc qu’elle dit "de passage". La préfecture, elle, indique avoir refusé le projet initial d’un jardin public et fixé des conditions à l’aménagement : le maintien d’une surveillance du site, pas de végétation à racines profondes et recouvrement de la surface par 50 cm de terre végétale. Ce dernier est chose faite. Question de profondeur Mécontentement de l’Adihce (Association de défense des intérêts des habitants et des communes environnantes) et de la Frapna qui a écrit, à propos de l’étude des risques : "Le rapport stipule que les enfants (entre autres) ne doivent pas séjourner plus de 2 heures par jour sur le terrain. Nous aimerions savoir si les enfants du voisinage peuvent sans risque séjourner chez eux à plein temps". Elément sorti de son contexte et ainsi déformé, rétorquent le maire et Arkema. L’étude et ses prélèvements à 30 cm de profondeur ne sont en aucun cas satisfaisants, ajoute l’association. "La méthodologie édictée par le ministère de l’Écologie a été respectée", contre-argumente Arkema en rappelant que la surveillance _ancienne_ ne détecte aucun problème.
Exhumer ou confiner
"C’est notre responsabilité envers les générations futures. Nous devons nettoyer cela", dit l’Adihce qui réclame l’excavationdes déchets."Compte tenu des incertitudes sur la nature de ces déchets, il existe un réel danger à les sortir. Nous avons aujourd’hui affaire à une pollution confinée, contrôlée", explique Arkema. Comprendre qu’il pourrait être dangereux d’ouvrir. Mais les servitudes d’usage du site (les restrictions détaillées à son utilisation), ne sont pas encore finalisées. C’est sur ce terrain, sans doute, que se dérouleront les prochaines discussions. Une (nouvelle) rencontre entre l’association et Arkema est programmée cette semaine. Que se passera-t-il si aucun terrain d’entente n’est trouvé ? L’association pourrait attaquer l’arrêté préfectoral(du 21 décembre 2007 autorisant l’aménagement sous certaines conditions (lire ci-dessus).
"Nous maintenons notre demande d’excavation totale", lance Michelle Dona, présidente de l’Adihce. "Nous avons l’aval des scientifiques et des autorités. Pourquoi activer des peurs irrationnelles?", répond le maire Jacques Nivon.
|
Aucun commentaire posté
| < Précédent | Suivant > |
|---|

















