Dossier de la semaine
| Grenoble vue dans l'eau | ||
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| Eteindre la lumière, dehors... |
Non, vraiment, les amoureux des étoiles n’aiment pas... les allumettes lumineuses semées le long de la ligne C du tram. Bien sûr, elles lui font ce que les urbanistes appellent “une identité” mais quel non sens vue sous l’angle écologique ! Ces lumières éclairant le ciel autant que le sol et aussi, à l’occasion, les appartements. Cette énergie gaspillée, payée par les contribuables, là où personne n’a rien demandé... Au moins, les réfactaires aux lumières inutiles peuvent-ils espérer la baisse d’intensité de ces allumettes. Seyssinet économise 1 400 € an en ayant enlevé deux néons sur quatre avenue Victor-Hugo et environ 1000 € supplémentaires place Aguiard en enlevant trois néons. Seyssins a enlevé deux néons sur quatre à la station du Prisme, trois sur quatre avenue Louis-Armand et rue du Dauphiné... C’est un début et la Frapna espère que ces communes feront école tout comme Echirolles qui pense ses nouveaux aménagement en basse consommation ou Meylan qui renonce aux globes diffusant de la lumière en hémisphérique (autrement dit aussi vers le ciel).
Tueur d'étoilesLa Fédération de protection de la nature, en tous les cas, se charge de diffuser l’information à l’occasion de sa campagne auprès des services de chacune des villes de l’agglo. Pleinement en accord avec l’argumentaire de l’Association nationale pour la Protection du Ciel nocture et deux stagiaires de l’IGA (Institut de géographie alpine) en renfort, elle explique l’inutilité de beaucoup d’éclairages publics. “Bon accueil”, commentent les deux missionnaires. “Les personnes sont souvent étonnées de voir les conséquences de l’éclairage public sur l’observation du ciel”, enchaînent-ils. Et d’apprendre qu’il existe des subventions publiques pour permettre aux communes de faire des audits de leur consommation. En attendant que l’idée progresse, chacun peut se plonger dans la carte des “Conditions d’observation du ciel nocturne en Isère”, qui ouvre le guide pratique publié par la Frapna (“Trop d’éclairage nuit” téléchargeable ici) : des habitants de l’agglo réduit à contempler 25 à 250 étoiles quand les Isérois du sud ont droit à une feu d’artifice de 2 000 à plus de 3 000 étoiles. De quoi regretter encore plus de payer une électricité inutile.
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