Dossier de la semaine
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| L'énergie des écolos et leur festival de cinéma |
Le Festival international du Film Nature et Environnement (du 14 mai au 18 mai) à Grenoble, c’est un peu l’université de printemps des écolos, celle où l’on peut voir des images du monde, avoir des nouvelles de la planète et regarder les caméramen filmer la nature. C'est aussi l'occasion, cette année, d'examiner les solutions concrètes au dérèglement du climat et de poursuivre le débat entre environnementalistes et naturalistes. Point de vue avec Jean-Marc Reverbel, directeur de la Frapna-Isère (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature/65 associations), organisatrice du Festival, plus la sélection Grenews et les infos pratiques. Plonger avec Cousteau, planer avec Hulot... "C’est la tradition du film naturaliste. Nous sommes maintenant, dans la production de films, sur une approche plus environnementaliste", complète Jean-Marc Reverbel, directeur de la Frapna-Isère.. Après s’être intéressé de près, l’année dernière, au changement climatique, le festival 2008, 22e du nom, fera le point sur l’énergie et alimentera le débat autour d’une idée maîtresse : "Après le constat et le diagnostic aujourd’hui largement partagé, il faut agir". Trouver un accord Mais pour agir, les écolos, version naturalistes fous d’inventaires et de préservation, et les environnementalistes plus ouverts aux impératifs de l’activité humaine, devront se mettre d’accord. "Nous avons des avis divergents sur les éoliennes, la biomasse... Du coup, nos votes sur les projets soumis à notre appréciation sont parfois différents et les développeurs s’engouffrent dans ces brèches", souligne le directeur de la Frapna. Il dit aussi : "Mais nous sommes tous d’accord pour dire que cette maîtrise doit passer par la sobriété dans la consommation".
Des films et des idées
124 films visionnés, 24 retenus... "C’est avant tout la grammaire cinématographique qui, dans la sélection, fait la différence, plus que les idées", assure le directeur de la Frapna. Composé de bénévoles des associations membres de la Frapna, le jury de sélection cause montage, beauté des images, clarté du message, pertinence de la musique. "Bien sûr, les idées comptent aussi mais il s’agit bien d’un festival de cinéma", est-il encore martelé. Ajoutez le rythme au fil de séances alternant les approches "naturaliste" et "environnementaliste" et proposant souvent, en guise de respiration, des courts-métrages intitulés "Campagn’Art", incursion vers le Land’Art. "Un pont entre la nature et la culture", a-t-il été résumé fort à propos.
LE FESTIVAL ET LA SELECTION GRENEWS
Du mercredi 14 au dimanche 18 mai, sous chapiteau, parc Paul-Mistral (sauf l’ouverture) à partir de 14 h et à 20 h; 4 € la séance (20 € le pass semaine), gratuit pour les étudiants, lycéens, chômeurs, Rmistes et moins de 15 ans; entrée libre au forum, au film d’ouverture et à la conférence du 17 mai. LA CATASTROPHE «Quelques degrés de plus», un film de Ron Bowman en ouverture du festival au Jardin de Ville mardi 13 mai à 20 h 30 : ce qui se passera chaque fois que la température augmentera d’un degré... Mais aussi des solutions. Entrée libre. LA VÉRITÉ «Énergies renouvelables : quelles sont les vraies possibilités ?» : le débat est programmé jeudi 15 après les films de 20 h. Comme si les biocarburants n’étaient pas une "vraie solution"... LE COUP DE COEUR La séance de samedi 17 mai à 17 h 30 avec «Ça chauffe sur les Alpes», chronique d’une année en montagne et une autre manière de voir la nature grâce à "Campagn’art", délicieux intermède du côté du Land’art, qu’il dise ou pas son nom. LA SÉANCE DE RATTRAPAGE Dimanche 18 mai à partir de 14 h pour voir les films primés. En bonus : «Le pollen de la discorde». Plus d'infos sur le site de la Frapna.
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