Les lycéens le matin, celles et ceux qui voulaient défendre la fonction publique l'après-midi, les incidents qui leur ont succédé : retrouvez dans notre webJT du 15 mai un point complet sur les manifestations qui auront traversé le centre-ville au cours de la journée.
A l'appel des différentes organisations syndicales, plus de 10 000 personnes ont manifesté dans les rues de Grenoble. Un nouveau rassemblement en deux temps. D'abord un défilé dans les rues où les manifestants ont fait entendre leur voix et réaffirmé avec fermeté leur volonté de défendre la fonction publique. Puis un face-à-face tendu entre manifestants et force de l'ordre, au beau milieu du centre-ville.
Lycéen à Pierre-Béghin, Hugo Demazière joue aussi les reporters-photographes sur les manifestations. Il était évidemment présent ce mardi après-midi dans les rues de Grenoble. Voici quelques-uns de ses clichés.
Folle matinée, jeudi 15 mai dans le centre de Grenoble, avec manif’ au pas de charge de près de 3000 lycéens, beaucoup des bahuts de l'agglomération, un peu de Voiron, très peu d’ailleurs.
Après-midi difficile, toujours dans le centre-ville avec la manifestion de la fonction publique, rejointe par des lycéens, qui a vu plus de 10 000 manifestants et des échauffourées.
Près de 3 000 lycéens ont choisi de défiler dès 10 h ce matin, sans attendre la manifestation qui a réuni enseignants et syndicats cet après-midi. Témoignages.
Comme prévu, les élèves des lycées de l'agglomération grenobloise (et au-delà) ont battu le pavé pour affirmer avec force leur opposition à la réforme Darcos et aux suppressions de postes annoncées.
Devant la préfecture, à l'angle de la rue menant au rectorat, juste devant la police qui barre la rue, quelques secondes avant la charge...
Un peu d’un peu tous les établissements grenoblois et même de Ferdinand Buisson (Voiron). Un millier, hier à 10 heures devant la gare. Top départ pour la manif’ de reprise.
N’arrêteront-ils jamais ? " "Vu ce que la Fidl et l’Unl ont obtenu", récapitule l'un des meneurs (si l'on peut dire).
Où va le cortège ? "Ils nous ont dit qu’ils nous emmenaient au rectorat mais qu’il faudrait que nous soyons tranquilles", glisse une manifestante.
Qui ça, "ils" ? "La police mais si on va devant le rectorat, il va encore y avoir des trucs. Alors..."
Il y a les cortèges dans la rue, les blocages dans les lycées mais aussi la mobilisation sur la toile. Coup de projecteur sur des adresses internet où l'on parle du mouvement lycéen.
L'information, diffusée hier sur Libération.fr, risque de susciter la colère des lycéens grenoblois les plus déterminés à se faire entendre auprès du gouvernement. La Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), principal syndicat lycéen, a annoncé vendredi en fin de journée qu'elle appelait à la fin de la mobilisation après avoir été reçue par le ministre de l'Education, Xavier Darcos.