| Ecrit par Marie Rostang, le 07-03-2008 17:24 |
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Jusqu'au 10 mars, Alpexpo accueille les 5 jours de la BD. Des auteurs, des maisons d’éditions, mais aussi des particuliers proposent leurs trésors. De quoi satisfaire les collectionneurs et autres fans des bulles de crayon.
Philippe Colesio déambule entre les stands, s’arrête parfois, fouille parmi les albums, à la recherche d’une pièce rare, quelque chose qui pourrait compléter sa collection. Puis il repart flâner un peu plus loin. Il a 37 ans, travaille comme technicien dans la chimie. « Rien à voir avec la bande dessinée », reconnaît-il en souriant. Pourtant Philippe est un véritable fan. « Je possède près de 600 albums. De tous les genres. Mais j’ai un petit faible pour la série Corto Maltese. » Côté collections, il n’est pas déçu. « C’est la troisième année que je viens au salon. Il y a pas mal d’albums intéressants et en cherchant bien on peut toujours trouver quelques perles». Effectivement côté shopping, Philippe n’a pas à se plaindre. Il a déjà deux sacs plastique remplis d’albums. Une vingtaine en tout. Un Lucky Luke, un Cycle de Cyann, quelques Chant des Stryges, etc. « C’est mon banquier qui risque de s’arracher les cheveux, plaisante-t-il. Mais ici, les albums coûtent environ 20% moins chers que dans le commerce. En plus, quand on achète plusieurs bandes dessinées, les vendeurs nous font des prix. Donc au final, tous ça ne me revient pas si cher que ça… Non ? » Le salon a aussi son volet rencontre. Des scénaristes et dessinateurs sont présents et les séances de dédicaces ont lieu tous les jours. Un vrai succès. Mais bizarrement toute cette agitation n’intéresse pas du tout Philippe. « Je ne traque pas les signatures ou les autographes. Je m’intéresse d’abord aux albums. Et tout ce qu’il y a autour ne me passionne pas vraiment. C’est comme les éditions originales. Je ne cours pas après. Un album classique déniché ici coûte parfois à peine 5 euros alors que l’édition originale du même album coûte au minimum 30 euros de plus. Je n’ai pas la manie des trésors. J’achète ce que j’aime au prix le plus bas. Tant pis si la BD n’est pas rarissime et n’a pas une grande valeur. » Collectionneur, mais pas flambeur ce Philippe…
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