Dossier de la semaine
| Grenoble vue dans l'eau | ||
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Frédéric fait partie de ceux qui, en ce vendredi après-midi, ont décidé de sécher les cours pour aller au salon de la formation du Dauphiné Libéré, à Alpes Congrès. Avec la ferme intention de trouver une formation pour la rentrée prochaine. « J’avais histoire-géo cet aprem. C’est facile à rattraper comme matière, alors je me suis pas posé de question et je suis venu ici.»
Frédéric se verrait bien diriger une entreprise en France. Ou mieux, à l’étranger. Son rêve absolu ? L’Australie. Conscient du chemin qui lui reste à parcourir, l’adolescent file de stand en stand. Un coup d’œil à droite. Un autre à gauche. Il décide de s’asseoir à la table d’une école privée offrant une multitude de formations. Le temps de parler de son profil, de son parcours, de ses attentes avec la directrice de l’établissement, et Frédéric reprend son sac. Plein d’espoirs. « Ils m’ont dit qu’ils allaient m’envoyer un courrier pour récapituler un peu tout ce qu’il était possible de faire chez eux. Certaines filières avaient l’air vraiment intéressantes. Je redoute quand même un peu le prix. »
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Le train pour rentrer sur Moirans ne l’attendra pas. Alors Frédéric n’a pas de temps à perdre. Va droit au but. Là où certains hésitent encore entre l’armée et devenir concepteur de jeux vidéos, lui, sait déjà la profession qu’il veut exercer. De nombreux stands aussi divers que variés ne retiennent pas son attention. L’adolescent cherche à abréger son cursus scolaire. Ras le bol de cirer les bancs du lycée Argouges. Il veut enfiler le costume de chef d’entreprise. « En ce moment, je suis en BEP comptabilité. Mais j’ai pas forcément envie de suivre le chemin classique du Bac Pro qui dure deux ans. Je cherche une formation qui me fasse gagner une année.» Deux ans de plus à ouvrir ses cahiers tous les matins, à rendre ses devoirs maison en temps et en heure sous peine de retenue ? Hors de question. Frédéric veut entrer dans le monde de l’entreprise. Et vite. « Au début, je voulais devenir professeur d’EPS. Mais je me suis rendu compte que j’étais pas assez bon dans les matières scientifiques pour poursuivre, confie-t-il, plein de lucidité. Alors comme j’aime bien diriger je me suis dit pourquoi pas devenir patron. »











