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| JO : une idée, peu de chiffres |
Mais c’est jeudi 18 septembre que la ville a, tambours et trompettes, annoncé des "Jeux de neige" programmés du 4 au 6 décembre dans le Parc Paul-Mistral. Belle occasion pour parler JO et candidature de Grenoble avec Stéphane Siebert, adjoint au maire de Grenoble en charge du Développement durable et des Jeux olympiques. Il n’est pas très fort sur les chiffres mais il très clair sur les principes. Rappelez-nous, pourquoi Grenoble est-elle candidate à la candidature ? Stéphane Siebert : "C’est une idée née voici plusieurs années, à l’occasion du 30e anniversaire des Jeux de 1968, notamment parce que l’attachement des Grenoblois à cet événement était palpable. Les bénéfices pour Grenoble, en terme de développement durable et si nous gagnons, sont liés à la conception moderne des JO. Ce sont des facilitateurs de développement. L’essentiel des investissements à réaliser doivent de toutes les manières être faits. Les JO amèneraient des financements. C’est vrai pour le désenclavement de Grenoble, par exemple pour la ligne TGV GrenobleLyon/Paris. C’est vrai pour le logement, par exemple pour le logement étudiant. C’est vrai pour la desserte des stations." Marseille, qui vient d’être désignée comme capitale européenne de la culture pour 2013 a indiqué que pour chaque euro investi, 6 entreraient sur son territoire. Avez-vous une estimation du même type pour les JO à Grenoble ? "Nous n’avons pas fait de calcul aussi précis. Nous pensons que nous devrions pourvoir faire les choses 4 fois plus vite avec les JO que sans. N’est-ce pas un peu hasardeux de se déclarer candidate quand on n’a pas idée de combien cela va coûter ? "La bonne question est : la candidature amènera-t-elle à engager des dépenses artificielles, inutiles s’il n’y avait pas les JO. Notre logique est d’utiliser l’opportunité des JO pour répondre à des demandes fortes." Combien coûtera non pas les JO mais la candidature aux JO ? "Nous n’avons pas encore fixé ce budget. Le chiffre de 20 M€ est parfois cité (par d’autres villes) mais Munich a annoncé beaucoup plus. Les études qu’il faudra fournir comme par exemple une expertise concernant une éventuelle liaison avec le Vercors représente la majeure partie d’un budget de candidature. L’important est d’arriver, au final, à l’équilibre. A ce propos, je veux rappeler que l’idée selon laquelle les JO de 68 auraient creusé la dette de la ville est fausse." Quel est le calendrier de montée en charge à partir de mercredi ? "Nous avons une personne qui travaille spécifiquement sur le dossier JO. La vraie montée en charge se fera à partir de juillet prochain, après que le CNO aura choisit la candidature française."
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Mercredi 24 septembre, le CNOSF (Comité national olympique et sportif français) dira s’il donne ou non son feu vert à une candidature française pour les Jeux Olympiques d’hiver de 2018. Et c’est bien parti pour. Grenoble devra ensuite obtenir le soutien du CNO en le convaincant qu’elle est meilleure qu’Annecy ou Gap.










