Dossier de la semaine
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| Lycéens : la manif' du 13 |
![]() Devant la préfecture, à l'angle de la rue menant au rectorat, juste devant la police qui barre la rue, quelques secondes avant la charge... Un peu d’un peu tous les établissements grenoblois et même de Ferdinand Buisson (Voiron). Un millier, hier à 10 heures devant la gare. Top départ pour la manif’ de reprise. N’arrêteront-ils jamais ? " "Vu ce que la Fidl et l’Unl ont obtenu", récapitule l'un des meneurs (si l'on peut dire). Où va le cortège ? "Ils nous ont dit qu’ils nous emmenaient au rectorat mais qu’il faudrait que nous soyons tranquilles", glisse une manifestante. Qui ça, "ils" ? "La police mais si on va devant le rectorat, il va encore y avoir des trucs. Alors..." Alors il ne sont pas allés au rectorat. Récit et photos.
![]() Peu après 10 heures, top départ pour une manif' à toute vitesse dans le grand centre ville... ![]() Avenue Félix-Poulat, se faire beau...
Tout cela fait une manifestation décontractée au début, un peu moins à la fin, une fois de plus dans les rues, en passant devant une ou deux vitres cassées dans la nuit par les fous de joie de la victoire du GF38. "Non, non, non aux suppressions (de postes d’enseignants) ; oui, oui, oui à notre éducation" ; "On est pas fatigués" ; Le service d’ordre, aussi léger soit-il, protège les étals de fleurs et même ceux de radis. Huées si un rideau de fer se baisse ; bisou à la grand-mère en passant... "Pitoyable", dit une dame. "Bravo", dit une autre. "La rue nous appartient, chantonnent des manifestants. "A nous un peu aussi, non ?", rouspète un monsieur en se frayant un chemin. Centre ville puis direction le carrefour Chavant puis bifurquer devant le conseil général puis se retrouver place de Verdun, où les lycéens rejoignent ceux qui manifestent pour soutenir "Bruno et Ivan emprisonnés depuis le 19 janvier pour leur solidarité avec les sans-papiers". Commencer à humidifier les foulards de citron... "De toutes les manières, il y en a qui vont aller se frotter aux flics". Le rectorat interdit d'accès Car l’accès au rectorat, comme la semaine dernière, est barré par la police. Léger temps d’observation ; la guéguère commence. Elles sont quelques unes à ramasser des fleurs et à s’avancer vers le cordon de policiers. "Reculez !", hurle l’officier. Grenades et bouteilles vides volent... Ensuite ? De grenades lacrymo et habile occupation du terrain par la police casquée ou pas : la manifestation était à peu de chose près éparpillée aux alentours de 13 heures. Au compteur : quatre arrestations, zéro blessé et un nombre certains de paisibles citoyens de tous les âges se rappelant soudain que les grenades lacrymogènes font pleurer les yeux et brûlent les poumons. Rendez-vous jeudi pour une manif’ avec les prof’ cette fois. "C'est la journée de la fonction publique. Vous êtes fonctionnaires, non ?", avait crié une manifestante aux policiers...
![]() En fin de manif', sous les lacrymos...
![]() Sur la place Verdun, entre deux lacrymos... ![]()
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