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| Lycéens : un nouveau squat pour... réviser |
Il veut durer au moins jusqu'au bac et pourquoi pas après (voir également notre reportage dans le WebJT)
Le mail, qui annonce la nouvelle, en précise les contours : "Le projet est d'y organiser pendant les prochaines semaines des séances de révision du bac pour les lycéens qui ont participé au mouvement contre les suppressions de postes. Le lieu sera un espace calme, sans tabac ni alcool, équipé en chaises, tables, coussins moelleux et théières, pour travailler dans les meilleures conditions possibles". Il est aussi expliqué : "Nous recherchons donc des profs, des étudiants ou toute personne se sentant capable d'enseigner ou d'aider à réviser n'importe quelle matière, en petit groupe ou en cours particulier". "Nous instaurons ici d'autres relations" Dimanche 1er juin en début d'après-midi, assis devant la porte qu'il n'était pas question de franchir ("nous devons d'abord discuter tout ensemble pour savoir si on vous laisse entrer ou pas", a-t-il été précisé), un jeune homme a complété : "Comme le gars qui m'aidera ne sera pas payé, je serai sûr qu'il est là juste pour m'aider". Impossible, faute de pouvoir entrer donc, de savoir si les révisions allaient bon train. Mais une fois dépassée l'éternelle dissertation sur le caractère plus ou moins vendu des journalistes (la question de savoir si c'est au grand capital ou seulement au conseil général n'a pas été abordée), viennent les explications et déclarations d'intentions.
La ville propriétaire de la villa ou la police sont-elles venues visiter les occupants ? "Non. Il y a toute une procédure s'ils veulent nous virer", remarque un occupant. Une fois les révisions terminées, qu'adviendra-t-il de ce lieu ? "La maison doit être détruite en novembre", indique l'un. "Nous verrons", dit l'autre. Un peu plus tard, Célia s'est arrêtée devant la maison, a lu les affiches et demandé : "Comment on entre ?". Puis elle a réfléchi : "C'est une bonne initiative quand même. Je suis étudiante et je les trouve super-beaux quand ils manifestent. Cela peut complètement merder, tout cela, mais tant pis. C'est une expérience ; il faut la faire. Je pense que j'entrerai un de ces jours". Pour entrer en contact, il faut y aller.
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De belles grilles bouffées par l'érosion, de grandes plaques de métal devant les fenêtres du bas et une magnifique banderole "guerre au capitalisme" avec un i remplacé par le signe du yen... Grenoble a un nouveau squat depuis jeudi soir au 55 boulevard Gambetta, dans l'ex-Maison des Lycéens.
"Nous instaurons ici d'autres relations. L'argent, par exemple, est banni". Illustration avec la récupération des fruits et légumes à la fin des marchés qui, elle, ne l'est pas. Ainsi le retour du marché (poires ayant l'air d'avoir beaucoup manifesté et salades après gazage) en a administré la preuve. 












