Dossier de la semaine
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| Manif lycéenne : "On n'est pas beaucoup mais nous, on s'en fout !" |
![]() Photo Frédérique Verhaeghe Près de 80 lycéens ont répondu à l'appel à manifester dans les rues de Grenoble ce samedi. Toujours contre les suppressions de postes et pour les BEP. Un défilé loin, très loin des tensions qui auront marqué la semaine qui s'achève.
"Mais ils sont cons, mais ils sont cons ces lycéens...", "On n'est pas beaucoup mais nous, on s'en fout", "On aurait des slogans moins cons si on avait une meilleure éducation" : en traversant les artères du centre ville grenoblois le petit groupe d'irréductibles manifestants lycéens aura démontré que l'on pouvait défendre une cause avec envie tout en sachant faire preuve de second degré, voire de dérision dans les slogans que l'on scande. Si certains semblaient dépités de constater que peu de gens avaient répondu à l'appel à manifestation, d'autres avaient le sourire. De la place Victor-Hugo à la place Claveyson en passant par Notre-Dame, Sainte-Claire et le square Docteur-Martin, les lycéens de Mounier, Louis-Michel, Vaucanson, Bergès, auront encore donné de la voix. Non, ils ne sont pas fatigués. Certains passants semblaient agacés, d'autres avaient le sourire et la troupe réunie derrière une longue banderole a rejoint la préfecture. Sur la place de Verdun, pas de représentants des forces de l'ordre pour bloquer la route jusqu'au rectorat. Mais les manifestants n'iront pas jusqu'à Bir Hakeim, préférant accrocher leur banderole sur le bâtiment préfectoral. Pas très longtemps. Après avoir aidé tant bien que mal ceux qui avaient du mal à descendre du fronton, le groupe est reparti vers la place Victor-Hugo, avant de se disperser progressivement. ![]() Photo Frédérique Verhaeghe Pendant plusieurs minutes, certains se demandèrent comment ils pourraient marquer les esprits au terme de ce défilé. Attirer une nouvelle fois l'attention du public sur les suppressions de postes et la réforme des BEP qui, depuis maintenant deux mois, les mobilisent. Ils décidèrent de se donner rendez-vous la semaine prochaine, pour un nouveau rassemblement. "Pour moi, le lycée, c'est presque terminé, explique Ludo. Mais derrière moi, il y a ma petite soeur et tous les autres. On doit se faire entendre".
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Ce samedi, la manifestation aura rassemblé peu de monde, on ne l'évoquera pas pour ses incidents. Et pourtant, les quatre-vingts personnes présentes étaient toujours motivées. Opposées à la réforme Darcos. Peut-être que ceux qui étaient là se souviendront plus tard de cette journée comme d'un moment différent, symbolisant subtilement mais avec force leur détermination. Le mouvement continue mardi.












