Dossier de la semaine
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| CETTE NUIT: Mobilisation étudiante devant l'hôtel de police |
Selon ce membre du RUSF, ces deux interpellations ont eu lieu jeudi aux alentours de 22 heures devant l’arrêt de tram Dubedout, soit deux heures seulement avant ce rassemblement. "Mon collègue et moi étions dans le tramway lorsqu'une dizaine de contrôleurs de la Tag, accompagnés de plusieurs agents de police, sont montés dans la rame à l'arrêt Verdun. Ils étaient là pour procéder à des contrôles de titre de transport. Une jeune femme d'origine africaine a tenté de descendre avant d'être interceptée. On a alors entendu, je ne sais plus qui l'a dit, que la femme était sans-papiers. Les contrôleurs et les policiers ont ensuite fait descendre cette personne à l'arrêt Dubedout. Nous les avons suivis, nous sommes descendus". "Attirer l'attention du public sur ce qui se passait" Pourquoi ? "Parce que nous voulions attirer l'attention du public sur ce qui se passait. Cette femme était interpellée sans que les gens autour d'elle ne sachent ce qui venait d'avoir lieu. Nous sommes personnellement opposés à ce genre de pratiques". Les deux jeunes hommes, tous deux étudiants à l'université de Grenoble, ont alors alerté des passants. Un regroupement se serait alors formé à proximité de la rame de tramway. "Pour nous, cette interpellation était choquante, nous avions l'impression que l'on voulait cacher ce qui se passait. Pour autant, nous n'avions pas d'intention belliqueuse. Nous voulions seulement nous opposer de façon pacifique à ce type de pratique". Deux interpellations, cinquante personnes rassemblées Peu de temps après, les forces de l'ordre ont procédé à l'interpellation de la jeune femme et d'un des deux membres de RUSF. Tous deux ont été conduits à l'hôtel de police. Un groupe de personnes s'est ensuite rassemblé là-bas, boulevard Maréchal-Leclerc, pour demander la libération du jeune homme et de la jeune femme. Nous n'avons pas réussi, cette nuit, à joindre la police. Plus d'infos, prochainement, sur Grenews.com
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Dans la nuit de jeudi à vendredi, une cinquantaine de personnes s’est rassemblée devant le commissariat de police à Grenoble, boulevard Maréchal Leclerc. "Nous nous sommes mobilisés après l’interpellation d’une jeune fille, sans-papiers, et d’un membre du Réseau universitaire sans frontières (RUSF) qui s’est interposé" explique un jeune homme sur place. 












