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| "Accepteriez-vous de célébrer le mariage d'un couple homosexuel?" |
Nous sommes allés à la rencontre d’élus isérois et leur avons posé une question: "Accepteriez-vous de célébrer le mariage d’un couple homosexuel?"
- Renzo Sulli, maire d'Echirolles (PC): "J'attends qu'il y ait une loi, à laquelle je suis favorable, pour pouvoir le faire de manière tranquille et dépassionnée, pas comme cela s'est passé à Bègles il y a quelques années. A Echirolles, nous avons mis en place un petit protocole, une petite cérémonie, pour les gens qui se pacsent. Et dans ces couples qui se pacsent, il y a des hétéros mais aussi des homosexuels".
- Hugues Petit, conseiller régional FN (opposition): "Etant catholique, je ne pourrais accepter de célébrer un mariage homosexuel puisque l’Eglise considère que l’homosexualité est un péché. Je remarque d’ailleurs que les trois grandes religions monothéistes ont cette position. Je veux soulever un problème : la lutte contre l’homophobie est une atteinte à la liberté religieuse dans sa critique de l’homosexualité".
- François Brottes, député-maire de Crolles (PS): "J'aime à respecter la loi, donc dès qu'une loi le permettra, il n'y aura aucun problème. Je pense en tout cas qu'il est temps de clarifier cette situation qui concerne un nombre important d'hommes et de femmes, car il est question de dignité et d'amour. Personnellement, j'ai déjà présidé la signature d'un pacs entre deux hommes".
- Fabien de Sans Nicolas, conseiller municipal à Grenoble (UMP): "Je suis contre le mariage de couples homosexuels, parce que je suis contre l'adoption. En revanche, je suis tout à fait favorable, pour les couples homosexuels, à un contrat d'union civile. C'est une mesure qui faisait partie du programme des jeunes de l'UMP, que je préside, et je l'avais proposée aux Universités d'été de Marseille. Le candidat Sarkozy s'était montré favorable à cette proposition".
- Morad Bachir-Cherif, élu à la Ville de Grenoble et à la Région (MoDem): "Sur ces questions, au MoDem, les avis sont partagés. Disons que ma position est peut-être un peu plus tranchée. Moi, je m'engagerai pour que la loi permette le mariage de couples homosexuels. Puisque le Pacs existe, je pense qu'il faut une avancée supplémentaire, une reconnaissance officielle, sinon, à mes yeux, c'est une forme de discrimination. Reste, ensuite, la question de l'adoption. Elle mérite réflexion et je n'ai pas, pour l'instant, de position arrêtée".
- Maryvonne Boileau, les Verts/Ades/Alternatifs, conseillère municipale à Grenoble (opposition) : "Je suis chez les Verts et je partage le point de vue du parti auquel j’adhère ! Oui, j’accepterais de célébrer le mariage d’un couple homosexuel. C’est tout simplement une question d’égalité des droits des citoyens. En fait, ce qui est derrière cette question du mariage, c’est la question de l’adoption. Ceci étant, vous savez que célébrer un mariage est un pouvoir que délègue le maire qui doit donc être d’accord".
- Michel Issindou, maire de Gières, député (PS) : "Quand la loi sera adoptée, bien entendu ! Tant que la loi ne l’est pas, je ne me lancerai pas dans cette aventure. Je suis pour que les couples homosexuels aient exactement les mêmes droits que les couples hétérosexuels, par exemple sur la succession. Je pense cependant que l’adoption pose d’autres questions. Mais je dois dire que je ne suis pas extrêmement partisan du mariage homosexuel. Je crois que le mariage reste une affaire entre un homme et une femme. Mais , oui, je voterai la loi qui permettrait le mariage homosexuel".
- Geneviève Fioraso, députée (PS) : "Oui, je suis favorable au mariage homosexuel. J’avais rencontré, pendant la campagne légistative, l’association Homosexualité et Socialisme. A partir du moment où l’on reconnaît que l’amour entre deux êtres de sexe identique a les mêmes droits que l’amour entre deux êtres de sexe différent, ils doivent avoir les mêmes droits. Il faut le pacs, le mariage, l’adoption. Célébrer aujourd’hui le mariage d’un couple homosexuel ? Elue, je me dois de respecter la loi. Je préfère me battre en faveur du mariage homosexuel. Le groupe socialiste a déposé, en janvier dernier, une proposition de loi en ce sens".
- Michel Savin, maire de Domène, conseiller général (UMP): "Non ! Une loi l’interdit. Que les couples homosexuels aient des droits reconnus, oui. Tous les droits que leur reconnaît la loi actuelle, d’ailleurs. Mais le mariage est l’affaire d’un homme et d’une femme. Si je voterais une loi étendant ces droits ? Pas pour l’instant. Nous verrons, dans quelques années, si la société évolue".
- Jean-Marc Uhry, maire de Poisat (PS): "Je réponds non, parce que la loi ne me le permet pas. Mais quand elle passera, je l'appliquerai. Et je suis favorable à cette loi, car la société a évolué et que je trouve normal que des couples homosexuels veuillent régulariser leur situation. Mais ne comptez pas sur moi pour faire du prosélytisme militant comme l'a fait Noël Mamère. Car ce n'est pas mon rôle de maire".
- Christian Coigné, maire UDF de Sassenage, prédident départemental du Nouveau centre: "Personnellement, il n'en est pas question. Mon sentiment, c'est que deux homosexuels n'ont pas à s'unir devant la loi et devant les hommes. Mais si l'un de mes adjoints souhaitait le faire, je ne m'y opposerais pas".
- Matthieu Chamussy, conseiller municipal à Grenoble (opposition de droite) : "Si telle était la loi, je le ferais ! Soyons clair : je suis pour la reconnaissance des mêmes droits pour les couples homosexuels et hétérosexuels mis à part l’adoption. Après, faut-il donner à la cérémonie la même forme, devant le maire ? Pourquoi le leur refuser s’ils le veulent ? Sauf que cela pose ensuite la question de l’adoption".
Nous avons sollicité Michel Destot, André Vallini et Alain Carignon, mais n'avons malheureusement pas obtenu de réponse de leur part.
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