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| A la recherche du bulletin blanc |
L'Histoire, avec un grand H, retiendra de ce jeudi 20 mars que c'était le printemps. L'Histoire, avec un grand H, retiendra sans doute aussi qu'André Vallini a été réélu président du conseil général de l'Isère avec 39 voix contre 17 à son seul concurrent, l'UMP Michel Savin. Mais l'histoire avec un petit h, la petite histoire, quoi, s'attardera sûrement sur un bulletin blanc. Ou même deux, car c'était le nombre décompté lors de ce vote. Car le vote est secret, et les investigations se limitent donc aux calculs et aux déclaratifs. Les premiers "suspects" étaient bien entendu les deux élus Verts, Olivier Bertrand et Catherine Brette. Mais si le premier laissait entendre qu'il était fort possible que, bien que vert, il ait déposé un bulletin immaculé dans l'urne, la seconde, elle, confirmait à quelques témoins qu'elle aurait voté Vallini. Plausible. Après tout, il lui a confié l'Agenda 21. L'alibi tient. Alors, qui est donc ce second bulletin blanc ? Les truffes affûtées des journalistes politiques ont fureté toute la journée, sans que le "coupable" ne soit publiquement exposé. Reste cependant une (petite) liste de potentiels blanc-votants. D'aucuns évoquent Claude Bertrand. Le président du groupe PCF est un habitué du "politiquement incorrect" et sait manifester son mécontentement contre vents et marées. Mais le mobile ? Il a toujours sa vice-présidence à la Culture, et le groupe communiste, amputé (tronçonné, dirait-on) de Gérard Arnaud a peu ou prou conservé son influence. Enfin, sait-on jamais... On murmurait aussi qu'il pourrait s'agir d'un "mouton noir" chez les socialistes. Mais la belle et joyeuse unité affichée ces derniers temps dans les courants locaux démentirait un tel acte. Restent les sans étiquette, à ne pas confondre avec les non inscrits. Les sans étiquette ont globalement ou individuellement marqué une certaine approbation envers la politique d'André Vallini, sinon envers sa personne. Mais l'un d'entre eux a-t-il voté blanc ? Le nouveau venu, Philippe Langenieux-Villard (Allevard), ex-proche d'Alain Carignon ? Il assurerait avoir voté Vallini, ce qui semble plausible. Roger Pellat-Finet, à l'indépendance bien connue ? Tous ont un "alibi". Et les seuls témoins sont les parois d'un isoloir. A moins que le "coupable" n'avoue, le mystère du bulletin blanc restera entier...
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