Dossier de la semaine
| Grenoble vue dans l'eau | ||
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| Basile Boli ne viendra pas à Grenoble... mais ça tacle quand même de droite à gauche! |
Difficile d'imaginer couple politique plus improbable. Ce mercredi, à Grenoble, étaient en effet annoncés Arlette Laguiller et Basile Boli. "Etaient", seulement. Car si la figure d'extrême gauche viendra bien comme prévu, dire "LO" et soutenir la candidate Catherine Brun, l'ancien footballeur, lui, ne sera pas là pour accompagner l'UMP Fabien de Sans Nicolas dans les quartiers. Les explications? Diverses et variées. D'abord, en début d'après-midi, il se disait que l'ancienne idole de l'OM avait dû décliner l'invitation pour accompagner Nicolas Sarkozy en Afrique. Soit. Sauf que deux heures plus tard, un communiqué tombait, en provevance de l'équipe de Sans Nicolas, qui donnait à l'annulation d'autres raisons: "Plusieurs clubs de football (de quartiers) semblaient hésiter entre une participation à cette manifestation pour l'exemple du sport et une absence justifiée par un soutien financier qui aurait pu être remis en cause par la municipalité". En clair, à droite, on accuse la gauche d'avoir menacé les clubs de quartiers, du genre "Si vous accueillez Boli, les subventions, c'est fini". Coup de fil à Alain Pilaud, adjoint aux Sports, membre de l'équipe Destot: "Vous voulez quoi? Que j'en rigole ou que je m'énerve? Franchement, jamais, je dis bien jamais, je n'ai menacé de couper les vivres à qui que ce soit. On a discuté avec les clubs de quartiers et ils n'ont pas eu besoin de moi pour estimer que cette venue de Boli, c'était une manière de prendre les gamins en otage. Donc je n'ai obligé personne à annuler. Ce sont les clubs qui n'ont pas voulu être les complices de ce coup". Puis, un peu plus tard: "Vous savez, ce genre de trucs, on dirait des méthodes à la Carignon, et c'est dommage, parce que les gamins des quartiers Sud ne méritaient pas une histoire comme ça". Pour ne pas rester là-dessus, finissons sur du foot, du Boli, de l'OM-Milan (1993)
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