Dossier de la semaine
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| Les contre-plaquistes ont finalement gagné |
![]() Albert Brozzoni, Georges Veyet et Antoine Breschia Nouvelle notoriété pour les "contre-plaquistes" grenoblois : la Cour de Cassation leur a donné raison d’avoir refusé un prélèvement de leur ADN par la police. Reconnus coupables d’avoir, déboulonnage de plaque à l’appui dans la nuit du 16 au 17 mai 2003, débaptisé la rue Thiers pour lui donner le nom de "Commune de Paris", ils avaient été dispensé de peine. Ils en avait pris argument pour refuser le prélèvement aux fins d’inscription dans le fichier national informatisé des empreintes génétiques. Ils avaient obtenu gain de cause auprès de la cour d’appel de Grenoble. Le parquet général avait fait appel devant la Cour de Cassation. Cette dernière a confirmé, le 10 avril, l’arrêt de la cour d’Appel. Et maintenant ? "On va faire un festoiement", sourit Gilles Rocipon, l’un des contre-plaquistes. Et un peu d’infos sur le fichage par la même occasion courant mai. "C’est un petit clou que nous utiliserons éventuellement", lance Gilles Rocipon. Tranquilles, admettant bien volontiers que la victoire est limitée et qu’il ne s’agit pas d’une banderille profondément plantée dans le fichier ADN, ils disent aussi que l’occasion est bonne de faire un peu d’infos et développer leurs argument contre le fichage des données ADN. "On forge les armes qui, si elles avaient existé à l’époque, aurait permis d’éliminer les juifs beaucoup plus rapidement", a assuré l’un. "Que se passera-t-il si des chercheurs débiles trouvaient le gène du faucheurs d’OGM, du syndicaliste anti-consensus mou avec le Medef, de l’intégriste...", a interrogé l’autre après avoir cependant indiqué : "Est-ce que tous les fichiers sont mauvais. Il faut en débattre". Car c’est beaucoup "le déficit démocratique", comprendre l’absence de débat à l’échelle de la société entière, que ces militants déplorent. Et la rue Thiers, dans tout cela ? Elle s'appelle toujours rue Thiers et les contreplaquistes vont peut-être explorer une voie plus légale pour lui faire chabnger de nom. Mais là, ce n'est pas gagné...
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