Dossier de la semaine
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| Municipales: Go avec Destot, que les écolos traitent de "Sarko-compatible" |
Grenews.com dans les coulisses d'un mardi mouvementé. Négociations, alliances, réactions et attaques: on vous raconte. Dimanche soir en préfecture: Maryvonne Boileau (Ades/Verts/Alternatifs), plus de 15% au premier tour sur Grenoble, "drague" Jean-Philippe Motte, plus de 6%, devant notre caméra. En clair, elle essaie, tout sourire, de caler un rendez-vous d'ici le lendemain matin avec la tête de liste de Go Citoyenneté, partenaire en 2001. Ce dernier décline poliment, évoque l'envie de manger et de dormir. Pour faire de beaux rêves en pensant à Michel Destot ? Lundi: le verbe "négocier" ne plaît guère aux politiques, alors on dira que lundi, ça a discuté un peu partout. Les Verts voient finalement Go. Go voit les socialistes. Les écolos verront aussi dans la soirée des membres de la liste Destot. "Mais vu qui ils nous envoient, il est clair qu'ils se moquent de nous", explique au téléphone le Vert Olivier Bertrand, avant ladite rencontre. Rien ne filtrera, mais la triangulaire n'est plus qu'un secret de Polichinelle. Lundi 20 heures: triangulaire, vous êtes sûrs ? A 20h, un bandeau défile sur une télé locale annonçant qu'un accord vient d'être trouvé entre Boileau et Destot. C'est un coup de tonnerre. Quelques coups de fil plus tard, le bandeau a disparu. Reste une question: cette histoire est-elle vraie ? "C'est de l'intox", répond clairement le camp Destot, en pératd. Idem du côté des écolos. Mardi matin: c'est confirmé, les Verts et Destot ne se sont pas réconciliés pendant sur l'oreiller, car si la nuit porte conseil, les nombreux désaccords sont toujours là au petit matin. En revanche, on apprend qu'un point-presse va être organisé dans l'après-midi entre Michel Destot et Jean-Philippe Motte. Evidemment, ce n'est ni pour s'insulter ni pour se mettre des coups de pied, mais bien pour annoncer un mariage. Ce qui, très honnêtement, ne surprendra personne. Il se dit aussi, à ce moment-là, que Jean Caune (Go) se désolidarise de cette union. Il est à ce moment injoignable. Mardi 14 heures: personne ne jette du riz en criant "vive les mariés!", mais Michel Destot et Jean-Philippe Motte sont effectivement assis côte à côté au local de campagne du candidat socialiste. Go rejoint donc l'attelage PS/MoDem/PC/PRG/société civile/ex-adjoint de Carignon et compagnie... Sur la liste, 59 noms, dont six de Go. Jean-Philippe Motte occupe la troisième place. Tout cela vient confirmer ce que nous annoncions dimanche soir sur notre site dès 22h45. Au terme du premier tour, en préfecture de l'Isère, les déclarations de Michel Destot et de Jean-Philippe Motte, allaient déjà clairement dans le sens du "et si faisait encore un bout de chemin ensemble". Contrairement aux Verts. Destot explique: "Ils étaient décidés à participer au second tour pour une triangulaire avant même que ne débute l'échange". Face à eux, ne l'oublions pas, il y aura Fabien De Sans Nicolas (UMP) qui lui, n'a même pas cherché à négocier avec qui que ce soit. Si vous voulez en savoir plus sur les conditions du ralliement de Go, cliquez là. Mardi 16 heures: il y a plus de monde que d'habitude au local de campagne des écolos, rue Chenoise, plus que pour le "scoop" mensuel de Raymond Avrillier. Beaucoup de journalistes donc, qui noteront sur leurs blocs-notes que "nous sommes les seuls à avoir déjoué les sondages dans le bon sens" (Maryvonne Boileau), que "notre projet vaut plus que leurs arrangements politiques" (Besancenot? Non, Boileau encore), qu'il était "inenvisageable d'être dans une même majorité que des personnes proches de Nicolas Sarkozy" (Olivier Bertrand), que "Destot est Sarko-compatible" (toujours Bertrand) et que "Destot, depuis le dernier conseil municipal, baisse la tête et part en fuyant sans même nous saluer. Où est la reconnaissance ? La politesse ?" (Raymond Avrillier). Leurs objectifs pour le second tour ? Cliquez ici... Mardi 18 heures: Coup de fil du Dauphiné Libéré à Jean Caune (Go Citoyenneté), qui s'est désolidarisé de la décision de son mouvement de rejoindre Destot. Extrait (Jean Caune ne sait pas faire court): "Je condamne ce choix (...) C’est prendre le risque terrible que les élus de Go se dissolvent dans cette majorité municipale". La suite est à lire dans le DL de mercredi 12 mars. Et évidemment, rendez-vous sur Grenews.com, dès ce mercredi, pour d'autres aventures politiques...
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