L’adjointe à la Culture Éliane Baracetti fait le point sur la situation du Stud. Et sur deux autres dossiers.
L’association gestionnaire de la salle Adaep, le Stud, s’apprête à vivre une année 2009 tendue financièrement. Quelle sera, pour la Ville, la part de subventions ? Je suis un peu surprise d’une telle agitation. Nous sommes en plein débat d’orientation budgétaire. Dans l’état actuel des choses, aucun arbitrage n’a été fait. La Ville de Grenoble a engagé 210 000 euros pour les travaux de rénovation de l’Adaep. L’urgence absolue, c’était la mise aux normes immédiate de la salle. C’est aujourd’hui accompli. Ce qui a marqué de manière forte notre volonté de voir la salle Adaep exister. Pourquoi engager autant d’argent dans une salle qui a un budget trop serré pour fonctionner sans être exsangue ? Je pourrais vous dire que dans le contexte économique actuel, les budgets culturels n'ont aucune élasticité, et pas uniquement à Grenoble. En ce qui concerne le Stud, nous avons subventionné 80 000 € en fonctionnement en 2008. Ce n’est pas une somme anodine. Pour la suite, il faut avant tout travailler ensemble, avec le Stud, à une convention d’objectifs. Qui devra définir de manière claire son rôle dans le paysage culturel, en complémentarité avec les autres acteurs des musiques actuelles. Cette convention n’existait pas. Pour un subventionnement de cette envergure, c’est tout à fait normal de se doter d’un tel document.
Qu’attendez-vous d’une telle convention ? Il est nécessaire pour répondre à cela de connaître le projet de Gilles Rousselot. Encore une fois, un an plus tôt, nous aurions pu laisser couler le navire. La Ville a montré sa volonté de ne décapiter aucun équipement. Les moyens étant débloqués sur des grands objectifs, l’Adaep doit désormais jouer son rôle et s’insérer dans le paysage avec une pratique culturelle complémentaire.
De nombreux événements internes ont nui au bon fonctionnement de l’Adaep ces derniers mois. C’était agité au sein de l’ex-Adaep. Des associations historiques ont eu le sentiment d’être poussées dehors. Il a fallu démêler une situation complexe. La phase de convention sera l’occasion de faire le bilan de tout cela.
Jean-Philippe Motte, conseiller municipal Go-Citoyenneté, a proposé, dans un contexte de hausse d’impôts, “de différer la construction de la salle des musiques amplifiées”. C’était de l’humour ? Je ne crois pas. Il a le droit de penser ça. Et nous avons le droit de penser autrement : cette salle est absolument indispensable pour favoriser la structuration de la politique culturelle musiques actuelles.
Qu’en est-il, enfin, du projet de cinéma à la Caserne de Bonne ? Les travaux de construction devraient commencer fin 2009, début 2010. Des fonds privés ont pu compléter la proposition publique. La Ville a validé le dossier. Pour nous, ce dossier se termine.
Lire ici l'interview de Gilles Rousselot, directeur du Stud
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