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"Les sans-papiers sont des travailleurs comme les autres" |
Plus de 200 personnes ont rejoint mercredi en début de soirée la place de Verdun, où se tenait un pique-nique solidaire pour soutenir les travailleurs sans papiers de Grenoble et sa région.
Ce rassemblement intervenait après une rencontre entre le préfet de l'Isère et une délégation comptant notamment dans ses rangs la Coordination iséroise de soutien aux sans-papiers et la CGT. Une délégation venue interroger le représentant de l'Etat sur la façon dont sont pris en compte les contrats de travail dans les demandes de régularisation des personnes sans papiers ou privés de papiers (autrement dit, ceux qui étaient en situation régulière mais ne le sont plus). Une entrevue au cours de laquelle le préfet a rappelé que la situation de ces personnes en situation irrégulière serait étudiée au cas par cas.
"De nouvelles demandes de régularisation de situation vont être faites pour ceux qui ont un contrat ou une promesse d'embauche, explique Marie-Thérèse Lioret, de la Coordination iséroise des sans-papiers. Pendant que ces demandes seront étudiées, il ne devrait pas y avoir de reconduite à la frontière des demandeurs en question. Elles seront formulées avec des syndicats (CGT et Sud solidaire) qui se sont engagés à leur apporter un soutien, notamment en ce qui concerne les démarches relatives à leur situation professionnelle". Actuellement, 49 travailleurs sans papiers seraient syndiqués dans la région grenobloise. Des permanences CGT ont lieu à la bourse du travail le vendredi après-midi pour accueillir ce public. Sud Solidaire devrait en mettre une en place dès le mois de septembre.
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