Dossier de la semaine
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| Kreen, sa vie de mannequin |
Voici le concours «grenoblearts», concours organisé par Jordan et Shon, deux jeunes étudiants qui trouvent là un moyen de vivre dans le monde de la mode et d'expérimenter l'organisation d'un travail en partenariat avec des professionnels de la beauté qui, eux, trouvent dans l'opération, une vitrine sympathique. Le principe ? Une fille chouchoutée chaque samedi. Essai de vêtements, soin du corps et massage, coiffure, maquillage et manucure. Et, pour finir, une séance photo avec un professionnel. En somme, une journée à plus de 500 €, qui coûte peanuts à la participante qui a posté sa photo sur grenoblearts.com et qui a recueilli le plus de voix. Samedi, Kreen s’est glissée dans la peau d’un mannequin. On l’a chouchoutée, on l’a dorlotée. Puis on l’a photographiée. Et elle a adoré. Plutôt "pretty woman " que "nouvelle star". Kreen a 22 ans, est étudiante en commerce international à l’ESC. C’est une belle fille. Mais elle n’a jamais voulu en faire son métier. Alors, si elle s’est inscrite au concours "grenoblearts", qui vous fait vivre une journée de mannequin, c’est plus pour devenir une Julia Roberts grenobloise. Pour qu’on l’habille, pour qu’on la pomponne, pas pour qu’on la remarque. Elle est d’ailleurs plutôt timide, et n’a jamais posé de sa vie. Mais l’idée l’a tout de suite emballée. C’est sa meilleure amie, Nolwenn, qui lui en a parlé. Cette dernière est en fac avec Jordan, un des organisateurs. Mais n’a pu participer elle-même, puisqu’elle travaille le samedi. "Alors, autant que ça soit ma copine qui gagne", s’enthousiasme celle qui l’a accompagnée dans les premières heures de la matinée. Des débuts timides Une centaine de votes sur Internet plus tard, la voici dans un café pour le briefing matinal. Un peu tendue, cherchant ses marques visiblement. Elle échange ses premiers mots avec la styliste et la photographe qui la suivront tout le long de son initiation. Puis direction un magasin de vêtements. Dans la cabine d’essayage, elle n’en mène toujours pas large. "C’est difficile de sentir tous ces regards sur moi, c’est un peu gênant." Une ou deux tenues plus tard, elle se prend au jeu : "on s’y fait, et au fond c’est agréable d’être au centre de l’attention." Dans les contes de fée, les princesses se plaignent rarement. La prochaine étape, les soins détente, finira de la mettre à l’aise. Et plus encore… "C’était tellement relaxant que je me suis endormie sur la table de massage. Je n’avais encore jamais essayé, et je ne regrette vraiment pas." De quoi faire passer l’attente au salon de coiffure. Car il faut savoir souffrir aussi dans ce métier. Et se faire teindre les cheveux, c’est long. De toute façon, elle a de quoi s’occuper. Les organisateurs lui amènent à manger, et sa coach lui fait la conversation. Sept heures de "travail" S’en suit un maquillage, une manucure, et la voici sur les contreforts de la Bastille. Pour ce que Richard Gere n’avait pas offert à sa belle : une séance photo. Là encore, notre Cendrillon manque un peu d’assurance. Puis, après sept heures de relooking, notre princesse commence à laisser transparaître quelques signes de fatigue. " C’est vraiment crevant de prendre la pose longtemps, on se rend pas compte comme le métier de mannequin doit être usant. " Bon, on ne va quand même pas la plaindre. Elle non plus, d’ailleurs ne se plaint pas. "C’était vraiment une chance unique de m’échapper de ma vie. J’étais dans un rêve pour un jour. " Heureuse de cette expérience unique, donc. Un joli conte de fée, pour lequel on vous laisse libre, au vu des photos, d’ajouter un petit bémol. Kreen était peut-être plus "pretty" le matin au naturel… ![]() Kreen et sa copine avant... ![]() Kreen devient... différente. ![]() ... et après.
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