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| La Bastille aux couleurs gay |
Dimanche après-midi, porte Saint-Laurent, une cinquantaine de personnes se réunit pour la marche de la tolérance. Cette action a lieu dans le cadre des phob.Ô.folies, la semaine de luttes contre les homophobies. Gravir la Bastille pour s'élever au-dessus de la ville tel est le but de la marche.
Nicolas faisait partie samedi des 3 couples qui se sont symboliquement mariés samedi place Victor Hugo. "Je n'aime pas ce mot (tolérance). On tolère quelque chose qui ne devrait pas être. L'acceptation c'est mieux." Jeremy va dans le même sens. "Je n'aime pas le terme de tolérance. Ca implique de l'ignorance, qu'ils font leur truc dans leur coin. Je préfère parler d'égalité. En terme de droit, je trouve les revendications des homosexuels normales, c'est un devoir de service public." "Accepter quelques exceptions à une règle inflexible" Pour Aurélie et Jessica, "la tolérance ça veut dire qu'il n'y a pas de préjugés. C'est un mot qui en dit long. Pour nous c'est être acceptées, qu'on nous laisse vivre tranquille, qu'on ait accès aux mêmes droits sans être jugées par rapport à notre sexualité. L'intolérance ne devrait pas exister." Quant à la définition de Ben, elle est simple et très claire: "Accepter quelques exceptions à une règle inflexible."
La marche de la tolérance doit aussi servir à faire changer le regard des gens. "La société est souvent hétéronormée, les gens ont besoin de s'ouvrir pour constater les différences et les accepter après" confie un second Yann. "J'attends un peu plus d'imagination de la part des gens. Quand on me demande si j'ai une petite copine et que je répond non, on ne pense pas à me demander si j'ai un copain. Il faut plus d'ouverture." La tolérance, ça se joue surtout au quotidien. Ben raconte. "On sent l'intolérance mais pas la tolérance. On apprécie le soutien. L'autre jour dans le tram, 3 gamins s'en prenaient à un autre en le traitant de pd. Je suis intervenu mais j'ai attendu plusieurs minutes avant d'avoir le soutien d'autres personnes." Arrivé au sommet de la Bastille, l'expédition a perdu une partie de ses membres et la satisfaction domine ceux qui sont parvenus au bout du parcours. Et comme le dit avec espoir Aurélie: "Peut-être qu'un jour la marche de la tolérance n'existera plus." Pour retrouver l'article sur les mariages symboliques, cliquez-ici.
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Une marche de la tolérance contre l'homophobie. C'est parce qu'il y a encore beaucoup de chemin à parcourir que cet événement a lieu. Comme un symbole, la foule a effectué une prise de la Bastille. Le drapeau arc-en-ciel a ainsi dominé Grenoble.
Le parcours choisi est difficile. "C'est bizarre de faire une marche de la visibilité dans la forêt" avoue Yann. L'avancée est lente, tout le monde doit pouvoir suivre. L'ambiance est rythmée par des chants en faveur du mariage homosexuel ou encore de la fierté d'être gay.
Le cortège continue sa montée. Certains visages commencent à être marqués par l'effort. Heureusement les porteurs d'eau veillent. Le moment fort arrive. Un drapeau arc-en-ciel géant est déployé sur les remparts de la Bastille. Il est visible par toute la ville.











