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| Sémitag: les contrôles de la discorde |
En un sens, la formule est efficace : elle ne manque pas de choquer. "La TAG participe aux rafles", voici ce qui était écrit sur des affiches scotchées la semaine dernière à hauteur de l’arrêt de tramway Les Taillées, sur le domaine universitaire de Saint-Martin-d’Hères. Juste en dessous, un texte signé par des "usagers de la TAG", et qui relate l’interpellation d’une jeune femme sans papiers le 13 mars à sa sortie d’un tramway de la ligne A. Retour sur une interpellation Une interpellation qui avait fait grand bruit : elle était intervenue juste après un contrôle de titre de transport opéré par des agents de la TAG, en présence de deux étudiants membres du Réseau université sans frontières (RUSF 38). Après qu’ils eurent manifesté verbalement leur opposition à ce qui se passait et demandé son nom à la jeune femme, les deux militants avaient dû se soumettre à un contrôle d’identité. Un canif ayant été découvert sur l’un d’eux, ce dernier avait lui aussi été conduit à l’hôtel de police.
Jacques Chiron (président de la Sémitag) : "Je suis scandalisé" Des propos, des affiches qui ont fait voir rouge à Jacques Chiron, président de la Sémitag et adjoint au maire (PS) de Grenoble. Ce dernier se dit en effet "scandalisé que l’on puisse écrire que la TAG participe à la traque des étrangers. Ces contrôles nocturnes sont organisés depuis des années avec des agents de la police nationale dans le cadre du Contrat local de sécurité. Ils ont été mis en place pour répondre aux besoins de sécurité des contrôleurs TAG. A aucun moment, il ne s’agit pour nous de faire le travail de la police".
"Les contrôles en présence de la police n’ont pas augmenté" Concrètement, le contrat local de sécurité dédié aux transports en commun évoqué plus haut a vu le jour en 1998. Il prévoit que les agents TAG soient occasionnellement accompagnés d’agents de police nationale afin de "soutenir et rassurer le personnel de terrain" mais également de "développer des actions de prévention et de partenariat". Du côté de la TAG, on dément formellement que le nombre de ces contrôles nocturnes ait augmenté. "Il y en a en moyenne cinq par mois. Trois la nuit et deux en fin de soirée et cela depuis plusieurs années", affirme Alain Aïchoun, responsable du service contrôle, prévention et sécurité de l’entreprise. De son côté, le RUSF 38 déplore que cet événément "ait débouché sur une nouvelle expulsion de sans papiers" mais précise qu’il n’est pas l’origine de cette campagne d’affichage.
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Des affiches scotchées sur des arrêts de tram à proximité de l’université accusent la TAG de participer "à la traque généralisée des étrangers". En toile de fond : les contrôles de titre de transport opérés en soirée avec des agents de la police nationale.
Un groupe d’étudiants et de sympathisants du RUSF 38 s’était ensuite rassemblé devant le bâtiment, avenue Maréchal-Leclerc, pour protester. Cette nuit-là, des militants du RUSF 38 (une structure qui apporte soutien et information aux sans-papiers sur le campus) s’était élevé contre le fait que "les contrôles des agents TAG accompagnés d’agents de police sont de plus en plus fréquents" et qu’ils ont un objectif clair: "interpeller des sans-papiers".
Et pour ce qui est d’une éventuelle intervention des contrôleurs lors de l’interpellation de la jeune femme sans papiers, un des militants du RUSF ayant affirmé que ces derniers l’avaient insulté ? Jacques Chiron dément: "Il ne faut pas faire d’amalgame. Nos contrôleurs s’occupent des titres de transport, c’est tout".












