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| ADAEP : la réouverture, c’est pour le 26 mars |
La fin des travaux approche au 163, cours Berriat. A l’occasion d’une réception organisée lundi soir, les membres de l’association Le Stud ont évoqué ce que devrait être la nouvelle vie de l’ADAEP. Plus que jamais, le lieu restera un espace de création et d’expérimentation par et pour tous. L’objectif est maintenant de trouver un mode d’organisation interne pour ne plus connaître de problèmes de trésorerie.
Tout sera pourtant prêt pour le premier rendez-vous : un spectacle jeune public avec La Petite Roulotte, le 26 mars à 14h. "Et après ça, une session slam avec L’Engage, le 28 à 20h30". Et après ça encore, l’inauguration, le week-end des 5 et 6 avril. Qu’on se le dise, l’ADAEP va enfin reprendre vie. "Le travail de l'exigence" Le chemin a sans doute paru long depuis la mise en redressement judiciaire en mars 2007, mais aujourd’hui le temps file à toute vitesse. Cette soirée aura pourtant été l’occasion de marquer un petit temps d’arrêt. Pour faire le point. Celui qui s’en est chargé, c’est Julien Joanny, membre du conseil d’administration du Stud. En présentant les priorités de l’association : faire de la salle "un lieu de production, de diffusion et de transmission". Une façon, en quelque sorte, de réaffirmer la philosophie de l’ADAEP. Un espace où s’épanouissent "des alternatives à la culture commerciale et à la culture d’excellence", comme le rappelle son administrateur Gilles Rousselot. ![]() Gilles Rousselot Un pacte de confiance Peu de temps après, c’était à Jérôme Safar, adjoint à la Culture, de prendre la parole. L’élu a répondu que l’exigence de Stud et celle de la Ville "sera commune. Je tiens à rappeler que nous sommes intervenus sur un bâtiment qui n’est pas le nôtre. Ce lieu reste totalement associatif : il y a ici une dimension de la culture que nous voulons préserver. Un pacte de confiance est à construire aujourd’hui, cela sous-entend une prise de risques mutuelle". Un pacte de confiance qui passera, selon un jeune intervenant, par la reconnaissance du milieu alternatif "dans sa dimension critique et contestataire" par les élus.
Si vous voulez donner un coup de main pour les derniers travaux à l’ADAEP, appeler au 04 76 96 60 79.
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Les habitués ont vite retrouvé le chemin: artistes, spectateurs, ceux qui venaient suivre des cours... ils sont nombreux ce lundi soir à avoir répondu à l’invitation lancée par l’équipe du Stud. Alors que la pluie s’annonce dans le ciel grenoblois, certains discutent devant la porte d’entrée, d’autres font le tour des locaux, encore en travaux. Derrière la scène, une guirlande électrique rouge se tortille sur un mur. Elle éclaire de façon discrète une pièce où il y a encore pas mal de choses à faire. "D’ailleurs, on cherche du monde : si vous connaissez des gens motivés et plutôt doués pour la peinture pour nous donner un coup de main, on est preneurs ! ", glisse Fanny Battaglino, secrétaire adjointe au conseil d’administration.
Des propos qui viennent en écho de ceux de Gilles Rousselot : "un projet alternatif ne veut pas seulement dire qu’il est marginal. Cela veut dire qu’il se construit dans le débat".











