Pour Gilles Rousselot, administrateur de la salle Adaep, en engageant des négociations avec MixLab plutôt qu'avec le Pôle musical innovation pour la gestion de la salle de musique actuelles, la mairie "tourne le dos à la dynamique associative qui anime la ville".
"La mairie est légitime dans sa décision et les compétences du PMI et de MixLab ne sont pas à remettre en cause. Mais pour moi, l'attribution de cette délégation de service public était l'occasion de faire un choix politique et, à mon sens, celui-ci n'a pas été fait", remarque Gilles Rousselot. Du côté du Stud, l'association qui a repris l'Adaep et est membre du conseil d'administration du Pôle musical d'innovation, la déception est en tout cas réelle. "Le PMI marque la volonté de différents types de structures et notamment d'associations de se rassembler autour d'un projet de salle. C'est tout de même quelque chose d'énorme, de fort dans une ville comme Grenoble... Qui plus est, Jérôme Safar, premier adjoint de la ville, a fortement incité Rocktambule à s'associer à des partenaires locaux. Qu'en est-il aujourd'hui ?" Et Gilles Rousselot de poursuivre : "S'il y avait des inquiétudes quant au fait que des associations soient parties prenantes de ce projet, s'il y avait des craintes de lobbying de la part de ces associations - ce qui ne peut être le cas dans une délégation de service public - nous aurions au moins pu en discuter avec la municipalité. Je regrette en tout cas la difficulté qu'a la Ville de Grenoble à travailler avec des associations".
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