Les Brûleurs de Loups c'est un groupe de 20 joueurs et deux entraîneurs mais c'est aussi Wiliam Libert, le responsable logistique. Avant d'entamer les play-offs, il pose son regard sur cette équipe grenobloise qui fait toujours peur.
Les érables sont des arbres appartenant à la famille des Acéracées. Leurs feuilles se trouvent sur les drapeaux canadiens et aussi sur le torse de Wiliam Libert, responsable logistique des Brûleurs de Loups. "C'est un pari perdu avec le Canadien Alexandre Rouleau, explique l'intéressé. A la veille de la finale des JO, on a décidé que je me rasais le torse en forme de feuille d'érable si le Canada gagnait et je me la suis même teint en rouge". Son actu est décidément poilante. "J'ai longtemps eu les cheveux courts et là j'ai décidé de les laisser pousser n'importe comment, style Mike Brant. J'attends que cela gonfle ma femme".
Wily est comme ça. Joueur, blagueur mais aussi bosseur. "Je travaille sept jours sur sept. Je suis la personne que les joueurs voient le plus". 20 ans qu'il fait ça. "Au départ j'étais juste un supporter. J'étais au chômage et j'ai commencé en aidant le chef matériel de l'époque. Avec un CAP de boucher, j'ai tout appris sur le tas".
"Ce sont les joueurs qui gagnent, pas moi"
Pour les joueurs des Brûleurs de Loups, il est un rouage essentiel dans la vie du club. "Une relation de confiance s'installe entre eux et moi. Il arrive qu'on s'engueule mais il n'y a pas un qui ait dit qu'il n'avait pas envie de me revoir".
Il est un membre à part entière du groupe des Brûleurs de Loups et vit toutes les émotions d'une saison. "J'ai beaucoup changé. Au début j'étais à fond dedans en étant à la porte. Il m'arrivait régulièrement de prendre des pénalités pour avoir parlé à un arbitre. Maintenant je suis plus détaché et je me tiens à disposition des joueurs". Il participe à tous les sacres grenoblois même s'il ne notera pas le palmarès sur son CV. "Je n'aime pas trop me montrer. Lors de la finale de la coupe de la ligue 2007, c'est Gérald Guennelon, alors entraîneur, qui est venu me chercher dans les couloirs et qui m'a amené au bord de la glace. Mais ce sont les joueurs qui gagnent, pas moi !"
Et gagner, Wily croit que les Grenoblois peuvent encore le faire. "Les play-offs, c'est à la vie, à la mort. Beaucoup de gens d'autres clubs m'appellent et me confient qu'ils ont peur de Grenoble. On est dans une position d'outsider qui nous va bien".
Et en attendant de nouvelles victoires, les cheveux et les poils de Wily continuent de pousse.
Quand le capitaine Tartari parle de Wily...
“C’est la maman du groupe. Dès qu’on a un petit souci c’est lui qu’on va voir. Il fait tout pour qu’on se sente le mieux possible. Très professionnel, il est pointilleux sur les règles du vestiaire. Et si on ne les respecte pas, on peut avoir des petites surprises. Il est comme un joueur”.
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