| Au Vox, on ne fait pas la Fête du cinéma |
Eh oui, pas de chance car ici, même avec un passeport Fête du cinéma, le prix est incompressible. 8,50€. "Non, non, ici ça ne marche pas !", confirme, amusé, un caissier aux cheveux gris à qui on parle du passeport. Le patron ? "Non, il est à Paris en ce moment". Re-pas de chance : l'homme des tickets, fort respectueux de sa hiérarchie, refuse de répondre à nos questions. La fréquentation est-elle régulière ? A l'heure du DVD et d'internet, comment une salle comme celle-ci fait-elle pour survivre alors que les équipements qui diffusent des films tous publics tirent déjà la langue ? "Non, non : je vous dis qu'il est pas là !". Fin de la conversation. On avait déjà payé le ticket, histoire d'amorcer la discussion. Autant entrer alors... Un petit coup d'oeil discret sur l'assistance (10 à 12 personnes en moyenne a priori) et on comprend mieux comment survit ce genre d'équipement. Les deux-tiers (voire les trois-quarts) de l'assistance sont des hommes qui ont passé la cinquantaine depuis plus ou moins longtemps. On peut donc supposer que ce sont des gens pas toujours à l'aise avec les nouvelles technologies, ou en tout cas des habitués du "porno projeté". Et comme le turnover entre clients qui entrent et ceux qui sortent ne s'arrête jamais vraiment (un peu comme le film), la salle doit ramener un peu d'argent.
On pourrait terminer en s'amusant du titre du film (un truc comme "Les soubrettes cochonnes", à ce qu'on nous a dit), on pourrait se gausser sur le canapé panthère sur lequel se déroulait "l'action" du long métrage. On signalera juste que, hormis celle à l'écran, il n'y avait aucune femme dans la salle. Et qu'avec ce genre de film, celles qui s'élèvent contre l'exploitation de la femme (et de son image) comme un vulgaire objet, trouveront pas mal d'arguments. La Fête du cinéma a lieu jusqu'au 1er juillet au Pathé Echirolles et au Pathé Chavant, au Club, au Méliès à La Nef et aux 6 Rex à Grenoble. La première place achetée donne droit à un passeport qui ouvrira l'accès à toutes les autres séances, et dans les salles précitées, à un tarif de 2€.
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Jusqu'à mardi, le septième art est en fête à Grenoble. Grenews.com est allé faire un tour dans une salle obscure. Mais comme il pleuvait en arrivant sur le cours Berriat, on est entré dans la première qu'on a trouvé. Manque de bol : c'était celle du seul ciné porno de la ville.
Pourtant, avec l'arrivée de la VHS, puis d'internet et du DVD, les salles diffusant du porno ont tour à tour baissé le rideau dans les années 90. A Grenoble, il a quitté la place Victor-Hugo pour la rue Thiers. Le porno rapporte prioritairement hors des cinémas : drôle de paradoxe. Tant et si bien que l'on se demande si, dans dix ans, un ciné comme celui-ci existera encore...


















