| Ecrit par Jean Serroy, le 21-04-2008 12:43 |
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Katherine Heigl marie les autres, dans “27 robes”, une comédie romantique taillée à ses (impeccables) mesures. Cela, c'est sur l'écran (et ça sort le 23 avril) : dans la vie, elle vient juste de convoler... Interview.
Pourquoi la cérémonie du mariage représente-t-elle autant dans l’imaginaire américain ? A vrai dire, je ne m’en étais jamais rendu compte. J’ai grandi en regardant des comédies romantiques, des comédies légères où le mariage fait partie du genre, et pour moi, comme pour toutes les Américaines, le mariage doit être cette cérémonie exceptionnelle qu’on voit précisément dans ces films. Mais depuis que je suis en Europe, et en France en particulier, pour présenter le film, je me suis aperçu qu’il y avait là quelque chose d’un peu particulier. Je me demande si cet imaginaire ne tient pas, chez les filles, au fait que c’est pour elle le grand jour, l’ultime point de fantaisie avant une vie qui sera forcément plus réglée.
Les robes que porte votre personnage, en avez-vous déjà porté de pareilles ? Non, jamais,, heureusement ; mais on m’a dit souvent qu’il y avait bien, dans beaucoup de mariages, cette tradition de robes plutôt moches. Il suffit d’ailleurs d’aller voir les boutiques spécialisées : on y trouve certes des tenues sympas, mais aussi souvent de vraies galeries des horreurs.
Vous venez vous-même de vous marier. Comment étiez-vous habillée, et qu’aviez-vous demandé de porter à vos demoiselles d’honneur ? Je portais une robe signée Oscar de la Renta, et elles des robes de cocktail de la même griffe : classiques et de bon ton. En fait, je n’aurais jamais osé les soumettre au supplice de porter des robes comme celles qu’on voit dans le film.

Quelle a été pour votre carrière l’importance de “Grey’s Anatomy”, la série où vous tenez un des rôles principaux ? Une influence énorme, que je n’aurais jamais imaginée au départ. Le fait que chaque semaine des millions de gens vous voient, dans le monde entier, a changé ma place dans le métier. Désormais j’ai davantage de choix, et surtout j’ai plus de contrôle sur mes rôles. L’acteur est trop souvent la dernière roue du carrosse et il n’a pas grand chose à dire. Cela ne m’intéresse pas beaucoup : c’est pourquoi d’ailleurs je suis devenue productrice, pour gagner cette liberté de choix et de contrôle.
On vous a vu dans deux comédies très différentes. Entre le comique déjanté de “En cloque mode d’emploi”, et celui plus tenu de “27 robes”, où vont vos préférences ? En tant que spectatrice, j’aime les unes et les autres. En tant que comédienne et que productrice, je me demande si le plus important n’est pas justement d’essayer de trouver un équilibre entre les deux, et si les vraies comédies romantiques d’aujourd’hui ne sont pas celles qui réussissent à être déjantées tout en restant classiques.
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