| Wall.E, la nouvelle sensation Pixar |
Votre film s’inscrit délibérément dans une science-fiction à l’ancienne. Pourquoi ? C’est vrai, et je peux même vous indiquer très précisément les limites précises de mon inspiration : 1968-1982. C’était l’époque de ma jeunesse, celle où j’allais au cinéma et où je dévorai les films de s-f. J’adorais leur monde imaginaire, leurs voyages fantastiques, et je croyais dur comme fer à tout ce que je voyais. En prenant de l’âge, et en ayant le sentiment récurrent que le cinéma n’offrait plus aujourd’hui ce type de films, j’ai eu envie de recapturer les émotions alors éprouvées, et aussi le désir de faire que mes enfants puissent ressentir, en voyant mon film, ce que moi-même j’avais alors ressenti. Quels films aviez-vous donc en tête en écrivant Wall.E ? Tous ceux de ces années-là : 2001 Odyssée de l’espace, Star Wars, Star Trek, Alien, Blade Runner, et tant d’autres. Et j’ai dit à mon chef opérateur et à mon décorateur qu’ils travaillent pour que, en voyant le film, les spectateurs aient l’impression qu’on ressortait Wall.E des bobines de l’époque.
Il y en a, mais il y a autre chose aussi : ce passé, il est un écho de la pureté, de l’innocence. Et avec ce robot qui reste seul sur la planète, j’ai voulu indiquer que ce n’est pas l’homme qui conserve la trace de son passé, mais un robot qui le préserve. Il y a là une dimension morale : à qui s’adresse-t-elle ? Chez Pixar, chaque film qu’on fait, on le fait d’abord pour nous-mêmes. Avec cette idée que nos films sont faits pour des adultes, tout en essayant de ne pas en exclure les enfants. Wall.E est tout à fait dans cette optique-là. Comment avez-vous trouvé le look de votre robot ? J’ai imaginé Wall.E à partir de son travail : il collecte et compacte les détritus. Je me suis donc dit qu’il devait avoir une allure pas très propre, et même rouillée, puisque ça fait 700 ans qu’il fait ça ! Et c’est en assistant à un match de base-ball qu’en regardant mes jumelles, je me suis dit que ça lui ferait une bonne tête. Après coup, on m’a fait remarquer qu’il ressemblait un peu à E.T. Je ne m’en étais pas rendu compte, mais sa forme en T a bien ce côté-là : sans doute un rappel visuel de mon inconscient…
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Et si vous profitiez du week-end pour aller au cinéma ? Ca tombe bien : mercredi 30 juillet, Wall.E, le robot survivant, a débarqué le 30 Juillet sur les écrans. Rencontre avec son réalisateur, Andrew Stanton.
Ce goût du passé, n’est-ce que de la nostalgie ? 



















