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VIDEO GF38: Grenoble aura du coeur !

Ambiance avant le match contre Le Havre, au stade d'entraînement, avec les...

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Opinions écrites par La rédaction Grenews

3 personnes sur 3 trouvent cet avis utile.
  Quelques scènes bien cultes, mardi 10 juin 08

Note générale
3.4
Note générale
4.0
Mise en scène
3.0
Scénario
3.0
Acteurs
4.0
Bonus
3.0
Que les fans de Lars Von Trier passent leur chemin. Ici, on est chez les Farrelly, dans le gros film qui tache. Après «Mary à tout prix», les frangins ont remis ça avec Ben Stiller dans le rôle du type qui n’a pas de chance. Leur secret ? Aller toujours trop loin, même si c’est une comédie romantique. Le tout, avec trois ou quatre scènes bien dingues, bien cultes, qui font encore marrer, le lendemain, quand on y repense au boulot.


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  Passionnant et terrifiant, mardi 06 mai 08

Note générale
3.6
Note générale
4.0
Mise en scène
4.0
Scénario
4.0
Acteurs
3.0
Bonus
3.0
Le documentaire de Kevin MacDonald nous montre l'agent Barbie travaillant pour les services secrets américains, puis Barbie devenu Altmann, homme de l'ombre de la répression bolivienne. Ou comment l'un des symboles des pires heures de notre Histoire, a pu continuer à torturer, pendant de longues années, parce que son anti-communisme était utile à l'Occident. Passionnant et terrifiant.


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  Du Emmerich, quoi ! , mercredi 12 mars 08

Note générale
2.0
mise en scène
2.0
scénario
2.0
acteurs
2.0
photo
2.0
musique
2.0
Une tribu de chasseurs à l'âge préhistorique, affrontant tigres à dents de sabre et autres espèces pas très sympathiques. Les gros effets spéciaux du gros cinéma hollywoodien.


1 personnes sur 1 trouvent cet avis utile.
  Fil rose , lundi 21 avril 08

Note générale
3.0
mise en scène
3.0
scénario
3.0
acteurs
3.0
photo
3.0
musique
3.0
Hollywood a toujours raffolé des “wedding comedies”, dont l’intrigue s’organise comme le dit l’appellation du genre, autour du mariage. La question est moins du coup d’apprécier toute nouvelle mouture par rapport à des conventions forcément convenues que par rapport à la manière dont celles-ci sont utilisées pour parvenir au “happy end” attendu : le mariage lui-même.
Lorsque donc Jane rencontre Kevin et que, de façon tout à fait normale, elle commence par lui voler dans les plumes, on se dit que ces deux-là s’entendent visiblement trop mal pour qu’ils ne finissent pas par se retrouver dans les bras l’un de l’autre. S’il n’y a donc pas de grand suspense à attendre de l’idylle qui commence ainsi de façon chaotique, plus original apparaît le personnage de Jane, du fait qu’il flirte quasiment avec le second degré. La jeune femme s’est en effet fait une spécialité des mariages. Pas du sien, mais de celui des autres, de toutes ses copines qu’elle accompagne à l’autel comme demoiselle d’honneur et pour lesquelles elle règle avec un zèle jamais démenti les moindres détails de la fête. Collectionneuse, donc, de cérémonies nuptiales et, partant, des robes qui vont avec. Car, dans un pays où le mariage continue à constituer un rite et même un rituel, qui concentre tout ce que le mauvais goût peut produire en fait de douceurs rosâtres, de robes kitsch, de nœuds, galons, festons et autres guimauves, les 27 robes que Jane a déjà portées et qu’elle garde précieusement dans son armoire sont autant de rêves qu’elle n’a jamais vécus que par procuration. Lui reste donc à vivre pour de bon son propre mariage : cela passe ici par une compétition avec sa sœur, par un amour transi pour son patron, par enfin la reconnaissance d’une âme sœur. La route est longue, mais agréablement semée de péripéties piquantes et de dialogues vifs. Et même si le tout est cousu de fil rose, le contrat (de mariage) est plutôt bien rempli.


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  Mou, lundi 24 mars 08

Note générale
2.6
mise en scène
2.0
scénario
3.0
acteurs
3.0
photo
3.0
musique
2.0
Le remake plutôt mou d’un western célèbre de Delmer Daves.


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  Recettes éculées, mercredi 02 juillet 08

Note générale
1.8
mise en scène
2.0
scénario
1.0
acteurs
2.0
photo
2.0
musique
2.0
Comme elle trouve que son mari ne s’occupe de rien à la maison, Marianne fait croire qu’elle doit partir au Japon : à Bruno de prendre les choses en mains. Catalogue de recettes et de situations éculées.


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  Plein de sensualité, mercredi 02 juillet 08

Note générale
3.2
mise en scène
3.0
scénario
3.0
acteurs
3.0
photo
4.0
musique
3.0
Amours adolescentes, dans la suède des années 70 : le premier film (inédit) plein de sensualité d’un réalisateur qui s’est affirmé depuis, et qui fait d’entrée la preuve de sa finesse.


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  Déjantée, lundi 24 mars 08

Note générale
3.6
mise en scène
3.0
scénario
4.0
acteurs
4.0
photo
3.0
musique
4.0
Une odyssée gentiment burlesque et déjantée, bien dans le ton de Wes Anderson.


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  Réalisme, mercredi 09 juillet 08

Note générale
3.2
mise en scène
4.0
scénario
3.0
acteurs
4.0
photo
3.0
musique
2.0
A Sao Paulo, Alice vit dans un petit appartement : et avec elle y vivent son mari, ses trois enfants et sa mère. Une chronique familiale pleine de vie, qui sait capter le réalisme du quotidien.


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  Sympa, mercredi 02 juillet 08

Note générale
2.6
mise en scène
3.0
scénario
3.0
acteurs
3.0
photo
2.0
musique
2.0
La recette d’un match de foot a été dérobée à Grenoble, et cela perturbe fort la famille qui habite à côté du stade. Un polar amusé racontée à partir de plusieurs points de vue. Sympathique sinon toujours réussi.


2 personnes sur 2 trouvent cet avis utile.
  Témoignages, mercredi 27 fvrier 08

Note générale
3.2
mise en scène
4.0
scénario
3.0
acteurs
3.0
photo
3.0
musique
3.0
Retour sur l’Algérie multiethnique et culturelle disparue avec l’indépendance, à partir de quatre témoignages dont la diversité fait apparaître, derrière la mémoire retrouvée, la nécessité d’un dialogue nouveau.


1 personnes sur 1 trouvent cet avis utile.
  Grande classe, lundi 26 mai 08

Note générale
4.4
Note générale
4.0
Mise en scène
5.0
Scénario
4.0
Acteurs
5.0
Bonus
4.0
Non, Martin Scorsese, vous n’avez pas le monopole du très bon film de gangsters. Dans le genre, il y a aussi Ridley Scott qui, avec l’histoire du parrain black Frank Lucas, nous offre l’un des meilleurs polars de ces dernières années. Nerveux, violent, sobre, très seventies. Et porté par un immense comédien: Denzel Washington. Russell Crowe est également impeccable.



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  Un premier album revigorant, mercredi 01 octobre 08

Note générale
4.0
album
4.0
morceaux
4.0
arrangements
4.0
Un plébiscite mérité tant la jeune Écossaise offre un premier album revigorant. Titres folk, références rock et timbre faisant le grand écart mélodique... Que demander de plus ? De la voir sur scène. Et d’espérer qu’elle ne s’arrêtera pas en si bon chemin.


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  Faible..., lundi 24 mars 08

Note générale
1.6
mise en scène
1.0
scénario
1.0
acteurs
2.0
photo
2.0
musique
2.0
Un thriller qui joue sur la multiplicité des points de vue et les retours en arrière. Ça commence fort, ça finit faible…


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  Ça ne tient pas, lundi 25 aot 08

Note générale
1.6
mise en scène
1.0
scénario
1.0
acteurs
2.0
photo
2.0
musique
2.0
L’abattage d’Eddie Murphy ne suffit pas pour tenir la distance.


2 personnes sur 2 trouvent cet avis utile.
  Une potion pas vraiment magique, vendredi 01 fvrier 08

Note générale
2.0
mise en scène
3.0
scénario
2.0
acteurs
1.0
photo
2.0
musique
2.0
Un retour à l’esprit de la BD, avec déploiement d’effets spéciaux, dans une histoire spectaculaire, pour public junior. Avec une potion magique qui parfois fonctionne, mais souvent pas. Malgré un Delon-César impérial.


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  Pas mal, samedi 19 avril 08

Note générale
3.0
mise en scène
3.0
scénario
3.0
acteurs
3.0
photo
3.0
musique
3.0
Un petit voyou se met au servie d’un caïd du milieu. Sans se douter qu’il met le doigt dans un engrenage terrible. Un petit polar pas mal mené malgré de petits moyens.


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  Ils en font trop, jeudi 10 juillet 08

Note générale
2.6
mise en scène
3.0
scénario
3.0
acteurs
2.0
photo
3.0
musique
2.0
Un flic californien, soupçonné de corruption et de crime, mène une enquête contradictoire. Inspiré de James Ellroy, un polar bien noir, qui souffre d’une interprétation trop appuyée.


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  Rien que la musique, lundi 24 mars 08

Note générale
2.6
mise en scène
2.0
scénario
2.0
acteurs
3.0
photo
2.0
musique
4.0
Un enfant qui a grandi dans un orphelinat entreprend de retrouver ses parents par la symphonie qu’il a composée. Une sorte de conte où toute la magie est dans la musique.


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  Séduisant, mardi 14 octobre 08

Note générale
3.3
album
3.0
morceaux
3.0
arrangements
4.0
La Germano-nigériane le prouve une nouvelle fois sur «Gravity at last». Une voix posée qui déroule le fil de ses vies (reggae, blues, ...) élégamment habillée par une instrumentation solide. La séduction agit encore, tant mieux pour nous.


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  Manque de souffle, mardi 26 aot 08

Note générale
2.6
mise en scène
3.0
scénario
2.0
acteurs
2.0
photo
3.0
musique
3.0
D’entrée de jeu, on se dit que le futur sera boueux. Sacrifiant à une esthétique du sale, très portée dans les films d’anticipation, Mathieu Kassovitz fait débuter sa fuite en Amérique, sorte de remake futuriste d’une fuite biblique en Egypte, quelque part en Europe de l’Est, dans une Serbie encore plus crade que ce qu’elle était un siècle plus tôt, dans les années bénies des guerres balkaniques. Car on est maintenant à la fin du XXI siècle, dans un monde qui ne semble plus peuplé que de militaires à allure de gorilles, de gardes du corps armés jusqu’à la gueule et de men in black clonés à lunettes noires. Toorop, mercenaire de son état, ne détonne pas dans le paysage, avec sa tête rasée, ses tatouages proliférants et cet air un peu abruti que cultive volontiers Vin Diesel. Naturellement, l’apparition de la frêle Mélanie Thierry, à la fois par la jolie moue boudeuse et par le regard transparent qu’elle promène sur le monde, a quelque chose d’angélique. Et l’on se dit qu’en acceptant de la convoyer, via la Sibérie, jusqu’à New York, le dur à cuire qu’est Toorop va devoir s’adoucir un peu, même si on ne doute pas un instant que ce qui l’attend ne sera pas spécialement tendre. D’autant que le type qui l’engage n’est autre qu’un Depardieu vérolé en mafieux planétaire, et que la bonne sœur qui l’accompagne, du fait même qu’elle a les traits de Michelle Yeoh, est suffisamment adepte des arts martiaux et du cinéma de Hong Kong pour qu’au passage il y ait place pour quelques bagarres chorégraphiées à l’asiatique..

Et de fait, Kassovitz ne trompe pas sur la marchandise. De l’action, de la matraque, des effets spéciaux pyrotechniques, de la musique à assourdir un rappeur, des missiles, des clones, des morts qui ressuscitent, le tout porté par une fable messianique qui sent sa grande bouillie new age. Le roman de Dantec, avec son côté effréné et dantesque, avait un souffle : c’est ce qui manque au film de Kassovitz. Quoique plus court, il est nettement plus épais…


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  Frénésie, mardi 26 aot 08

Note générale
3.0
mise en scène
3.0
scénario
4.0
acteurs
3.0
photo
3.0
musique
2.0
Frénésie et surréalisme , dans une comédie déjantée et passablement défoncée dans la fumée des joints.


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  Plutôt divertissant, lundi 25 aot 08

Note générale
2.4
mise en scène
2.0
scénario
2.0
acteurs
3.0
photo
3.0
musique
2.0
Un ancien champion de ping-pong, chargé par la CIA d’infiltrer un tournoi pour y affronter un dangereux criminel, doit pour cela reprendre l’entraînement. Un film qui ne cherche qu’à divertir et qui y réussit plutôt bien.


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  Efficace, lundi 01 septembre 08

Note générale
2.8
mise en scène
3.0
scénario
3.0
acteurs
3.0
photo
3.0
musique
2.0
Un auto-remake, par les frères Pang, d’un thriller d’action au style visuel toujours aussi efficace.


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  Bashung prend des couleurs , lundi 09 juin 08

Note générale
3.7
album
4.0
morceaux
4.0
arrangements
3.0
Les puristes seront déçus, les amateurs en reprendront. Car l'album a le mérite de voir le placide touche-à-tout s'ouvrir un peu, en chantant mieux. Et il en profite pour élargir ses collaborations. Le dernier opus s'est construit autour des lignes tracées par le leader de Louise Attaque Gaëtan Roussel et du toujours recommandé Gérard Manset. Dont il reprend un titre ("Il voyage en solitaire") accompagnant un autre emprunt à Leonard Cohen. Parmi les chansons à retenir, les très réussies "Je tuerai le pianiste" et "Comme un Lego". Sur une ambiance country/pop qui anime "Bleu pétrole", Alain Bashung montre une fois encore qu'il n'a pas besoin du précieux or noir. Il a toujours beaucoup d'idées musicales à faire partager.


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  Pour rêver d’un autre monde , mardi 27 mai 08

Note générale
3.8
mise en scène
4.0
scénario
4.0
acteurs
4.0
photo
3.0
musique
4.0
La bonne idée du scénario de “Bataille à Seattle” est de traiter l’événement à la fois de façon réaliste, dans la présentation des faits et des opposants en présence, et de façon romanesque, très hollywoodienne, à travers le récit des quelques destins individuels représentant parfaitement les diverses pièces du puzzle. Sur ce plan, même s’il charge un peu la barque du côté d’un malheureux flic dont la femme enceinte, tabassée par un de ses collègues, perd l’enfant qu’elle portait, il n’en reste pas moins que le réalisateur, Stuart Townsend, réussit parfaitement à intégrer les images des affrontements, souvent prises à des bandes d’actualité authentiques, et le déroulement dramatique vu de façon alternée dans chaque camp, tant du côté du maire de la ville, des forces de l’ordre et des membres réunis en congrès, que du côté des manifestants, partagés entre pacifistes non violents et partisans de la lutte directe. La construction haletante du récit et la virtuosité des scènes d’action viennent, du coup, donner toute sa force à un discours résolument engagé. Et qui donne à rêver d’un autre monde.


2 personnes sur 3 trouvent cet avis utile.
  Une vision terrible de l’enlisement américain e, dimanche 03 fvrier 08

Note générale
3.4
mise en scène
4.0
scénario
3.0
acteurs
4.0
photo
3.0
musique
3.0
Lorsque tout est fini, au terme d’un scénario de guerre qui a ouvert tout grand les portes de l’Enfer, deux hommes pleurent. Et ces pleurs partagés portent la leçon non seulement du film, mais du conflit dont celui-ci montre l’horreur, en relatant un épisode authentique dont les suites judiciaires sont encore en cours, puisque la cour martiale américaine qui doit en juger est convoquée en avril prochain.
Ces deux hommes qui pleurent, ils sont des deux côtés de la barrière. L’un est un Irakien, père de famille, brave type qui aime son pays et qui, croyant agir pour le bien des siens, accepte de déposer une bombe pour le compte des islamistes. L’autre est un Marine américain, jeune type sympa, simple caporal chargé de diriger un convoi. Mais lorsque le premier fait exploser sa bombe au passage du convoi américain et que le second, dans la panique qui s’ensuit, découvre un de ses hommes coupé en deux et deux autres soldats baignant dans leur sang, la mécanique implacable dont tous ces protagonistes sont malgré eux les rouages se met en marche.

Ici commence ce que depuis on a appelé la tuerie d’Haditha : la peur, le désir de vengeance, l’emballement du combat, l’enivrement du sang et du crépitement des armes, et, au bout du compte, vingt-quatre habitants du quartier, tous civils, vieillards, femmes, enfants, dont le seul crime est de se trouver là, qui sont sauvagement assassinés. Le mérite du film de Nick Broomfield, dont on reconnaît la patte de documentariste, est, en choisissant un récit de fiction qui permet de reconstituer la situation sous tous les angles sans prendre tel ou tel parti, de traiter celui-ci au plus près de la réalité, comme un véritable reportage. Et ce qu’il en ressort, outre l’émotion intense que cela suscite, c’est le sentiment qu’une fois la boîte de Pandore ouverte, comme c’est le triste cas en Irak, la guerre n’en finit pas de broyer les hommes.

Jean SERROY


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  Joie de vivre, lundi 01 septembre 08

Note générale
3.2
mise en scène
4.0
scénario
3.0
acteurs
3.0
photo
3.0
musique
3.0
Une chronique sociale pleine de tonus, de figures pittoresques et de joie de vivre.


0 personnes sur 0 trouvent cet avis utile.
  Implacable, lundi 24 mars 08

Note générale
3.6
mise en scène
4.0
scénario
3.0
acteurs
4.0
photo
4.0
musique
3.0
Après 18 ans d’occupation, l’armée se retire et les soldats sont chargés de le dynamiter. Une dénonciation implacable de la guerre et de son absurdité.


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  Second life , lundi 24 mars 08

Note générale
3.4
mise en scène
3.0
scénario
4.0
acteurs
4.0
photo
3.0
musique
3.0
D’abord, tout semble clair. Avec cet ado visiblement mal dans sa peau qui compense son inadaptation au monde réel en devenant par écran interposé le héros d’un jeu de rôle où il domine le monde, on semble s’acheminer vers un film qui pointe les contours et les dérives de l’univers virtuel. Ben s’invente, au sens propre, une “second life”, où il vit par le rêve numérique la vie qu’il n’a pas. Et comme ce monde des écrans est bel et bien celui de la génération nouvelle, tout ce qu’il peut engendrer de malsain se trouve mis en lumière à travers son propre cas, à commencer par ce harcèlement que constitue le “happy slapping” que lui infligent ses camarades tortionnaires: on l’humilie, on le malmène et, quand on le déculotte devant tout le monde, on filme la scène sur mobile et on balance les images sur la toile. Ainsi lancé sur les rails du heurt violent entre le monde de la réalité et celui de la virtualité, le film de Nic Balthazar semble s’inscrire dans la ligne inaugurée il y a déjà 15 ans par cet autre Ben qu’était le héros du “Benny’s video” de Michael Haneke. A ceci près que les progrès du numérique ont démultiplié les problèmes et que la façon de filmer elle-même fait du coup large place aux techniques du cyberespace.
Pourtant, à mesure que la personnalité de Ben se précise, une autre composante que celle de la simple addiction apparaît. Si l’adolescent est si mal dans sa peau, c’est qu’il souffre d’une forme particulière d’autisme. Son renfermement dans une “second life” apparaît comme symptomatique d’une différence que ses camarades “normaux” lui font chèrement payer, jusqu’à le pousser au suicide. Le film alors, voulant brasser large, traite plus généralement du malaise adolescent. Entre virtualité et délire imaginaire, la cohérence dramatique se perd quelque peu en route, mais le choc que produisent ces images d’un mal-être lui bien réel garde jusqu’au bout toute sa force.


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