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Les Walter sur la route en 2007 avec un nouvel album, après plus de 150 concerts, un prometteur premier album et un maxi, le groupe confirme son potentiel avec ce disque dense et riche, leur plus abouti à ce jour.
Dans la lignée de « J’Irai » (Elabett/Mosaic ; 2003) leur premier album en duo, le folk acoustique reste à l’honneur soutenant une voix aussi poignante qu’attachante. Aujourd’hui en quatuor, les Walter ont su pimenter leur sauce avec une contrebasse sautillante et une batterie proche de l’esprit jamaïcain, la guitare wha wha venant également relever le tout. A l’aide de leurs compositions à fleur de peau, ils nous emportent dans leur monde fait de rythmes « oldies », manouches, dub et swing, au service du « roots–rock–reggae ». Un univers bien personnel, quelque part entre Ben Harper et Tryo, au croisement de la chanson, du reggae, du folk et de la soul.
Les thèmes de l’opus abordent la décadence de notre monde actuel où l’inhumanité et la course au profit font loi. Sur fond de blues et de désillusion, le sort que l’on réserve aux minorités, le développement de la précarité et les déceptions amoureuses sont effleurés au travers de textes sincères, personnels et touchants.
Un voyage au cœur du marasme mondial, personnalisé par les pérégrinations d’une fillette désabusée découvrant les aberrations de nos modes de vie dits évolués. Symbole de cette confrontation amère au chacun pour soi, cette petite fille donne son nom à l’album : « ASSITA ».
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