Le monde a célébré samedi les 30 ans du spam ou pourriel. Le message envoyé le 3 mai 1978 par un responsable marketing de la société informatique DEC, aujourd’hui disparue, à environ 400 personnes sur la côte ouest des Etats-Unis, ne s’appelait pas encore ainsi et avait été envoyé sans mauvaise intention. Le nom de spam (courrier électronique pourri ou pourriel en français) provient d’un sketch des Monty Python où un groupe de Vikings, dans un restaurant qui accompagne tous ses plats de viande en boîte Spam, chante en répétant le mot ad nauseam, d’où le sens du terme : quelque chose qui est répété et répété… Aujourd’hui, les spams résultent d’opérations complexes qui affectent la vie de millions de personnes et font déborder les boîtes aux lettres électroniques mal défendues. Des cyber-monstres
L’échelle mais aussi la méthode ont changé. Alors que l’auteur du premier envoi de spam a dû taper l’adresse de chaque destinataire, les spams sont aujourd’hui envoyés au moyen de cyber-monstres appelés botnets, des réseaux d’ordinateurs détournés qui travaillent à l’insu de leurs utilisateurs. Le contenu des spams et les motifs de leur envoi ont changé. Extorsion de fond, mise hors-service de site par bombardement de spams ont fait leur apparition. La forme la plus répandue reste cependant, comme en 1978, des invitations à acheter des produits.
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