| Le wifi envahit les rues |
Un jour, il sera disponible dans tout Grenoble. En attendant, voilà les spots où vous pourrez surfer sur grenews.com Identifiant : Grenoble. Mot de passe : wifi. Depuis l’été dernier, six hotspots ont été mis en place dans le centre-ville : le Jardin de Ville-place d’Agier-place de Gordes, le Jardin des plantes, l’Hôtel de Ville-Parc Paul-Mistral ainsi que les places Victor-Hugo, Saint-André et Grenette. Un mot d’ordre : la gratuité. "Je viens deux fois par semaine place Victor-Hugo pour vérifier ma boîte mail, raconte Marie, qui habite sur le cours Berriat. Au centre, la connectivité est bonne". Même l’hiver !
Mais plus on se rapproche du tram et plus le réseau devient aléatoire. Des variations de wifi que l’on rencontre dans tous les hotspots. Les ondes sont perturbées par les autres fréquences électriques : le tram, les feux de circulation ou encore les téléphones portables. Des perturbations qui ne freinent pas les accros du net. "L’été, une quinzaine de clients par jour viennent avec leurs ordinateurs, explique Freddy, serveur au bar Le Sporting". Pendant l’hiver, les jeunes s’installent sur les pots en bois qui protègent les sapins et surfent sur la place Grenette malgré le froid". Le but de la mairie : du wifi dans tout le centre-ville. Un projet pour l’heure en stand-by, les élections municipales ayant lieu en mars. Les bars, les spots...
Les bars et lieux qui proposent le wifi gratuit à leurs clients : Le 5 (devant le Musée de Grenoble 5, place Lavalette), Sun Valley (10, cours Jean-Jaurès), Le Palais (4, place Victor-Hugo), MacDo (4, rue Félix-Poulat), Le Roussillon (148, cours Berriat), Le Bristol (11, avenue Félix-Viallet), Aux Zélées (31, rue André-Rivoire). (photo www.grenoble.fr) ... et la polémique
La promesse du maire de Grenoble d’équiper toute la ville de bornes wifi n’est pas passée inaperçue à la Frapna/Isère (Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature). Sa présidente, Sophie D’Herbomez-Provost, a en effet écrit un long courrier à Michel Destot, pour attirer son attention "sur l’existence des risques sanitaires liés aux ondes électromagnétiques des antennes wifi" et demander le retrait de ce projet de couverture intégrale. "L’obtention du label 4 arobases ne doit pas se faire au détriment d’une prise en compte sérieuse de l’impact sanitaire de cette technologie, ce qui ne peut être le cas aujourd’hui au vu de l’état actuel des connaissances sur le sujet". Paris, souvent citée en exemple pour ses innovations (Vélib, Paris-Plage…) n’a-t-elle pas, en fin d’année, suspendu les bornes de quatre bibliothèques, en raison de maux de tête, vertiges et malaises éprouvés par des salariés travaillant à proximité ?
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