| David Weber, le renouveau du space opera |
On avait Asimov, Van Vogt, Edmond Hamilton, Jack Williamson et bien d'autres encore, de cette époque héroïque d'avant et d'après-guerre qui a vu le space opera s'ériger au rang d'art. Mais depuis la vague Heroic Fantasy, des années 70 aux années 2000, et la vague cyberpunk, il n'était que très rarement au premier plan de la littérature SF.
Aventures, batailles, cannonades, mais aussi politique entre les états des étoiles, on se retrouve plongés dans le space opera à l'état pur. Mais avec une écriture moins compassée que celle des années quarante, tout en conservant le souffle épique. On s'y laisse prendre. Et David Weber remet ça avec d'autres cycles. La Lune des Mutins, les aventures de la Furie... Il collabore avec d'autres auteurs du genre, monte des univers, des aventures, des drames galactiques. Si ce n'était sa propension toute militaire à décrire en détails les armements et à utiliser des sigles que seuls des officiers à la retraite de la Royal Navy (ou à la limite l'US Navy) peuvent comprendre, Weber aurait la palme de la nouvelle aventure des étoiles. De l'aventure réaliste (eh oui), avec des personnages de chair, et surtout de sang, qui souffrent, aiment, et se battent. Oui, David Weber s'est taillé une place à coup de canons laser dans l'univers de la SF. Et l'on attend avec impatience chacun de ses nouveaux romans. Et pour ceux qui ne jurent que par la Fantasy, soyez rassurés : il s'est aussi essayé au genre, avec "oath of swords", que l'on verra peut-être bientôt traduit en français.
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Lorsque "Mission Basilic" est sorti en 1993 (1999 pour la traduction française chez l'Atalante), ce fut une petite bombe dans le monde de la SF. Le personnage de Honor Harrington rappelle celui de Horatio Hornblower, capitaine épique de la marine Brittannique. Mais transposé dans des conflits intersidéraux, et dans le corps d'une femme.


















