| Alister: "Goguenard, j'aime bien" |
Résumons: “Alister, c’est le mec goguenard du clip «Vidéo gag» qui fait du Dutronc”. Alors, vexé ? Non, du tout. J’assume complètement ce clip. Le but recherché, c’était que ça marque les imaginations, que les gens soient interpellés. A priori, ça a marché. Donc, aucun problème. Dutronc, ça me va aussi, du moment qu'on parle de Jacques. Y a pire, non ? Et puis goguenard, j’aime bien. Je l’assume volontiers, car j’apprécie le côté goguenard du Français moyen. Et puis goguenard, c'est toujours mieux que cynique ou branleur... Cynique, j'aime pas trop, c'est un peu méchant, aigri et je ne suis pas comme ça. Branleur ? C'est bien quand tu as dix-huit ans d'être un branleur. J'ai encore mes phases, mais je fais attention à ne pas être que ça. Alister, ça vient d’où ?
Peu de personnes savent que vous écriviez pour «La minute blonde»… Pas mal de gens pensent que c’est Frédérique Bel qui faisait les textes. Mais ça, c’est pas grave, je ne recherchais pas les projecteurs et ça m’allait bien de rester dans l’ombre, chez moi, devant mon ordi. Écrire pour la télé, et je l’ai aussi fait pour «Un gars, une fille», c’est une super école. J’ai vécu de ça pendant cinq ans. Mais à un moment, tu as fait le tour, tu vas sur tes trente ans et tu flippes, tu te dis: merde, c’est maintenant ou jamais ! Depuis le début, ma raison d’être, c’est la musique. Ça fait quinze ans que j’envoie mes démos aux maisons de disques. Et là, ça a marché, j’ai eu un coup de bol, car je n’y croyais plus trop. Mais c’est souvent comme ça que ça se passe. Vous qui avez vécu dans l'ombre découvrez désormais un peu de célébrité, la tronche sur la pochette du disque, une image à gérer... C'est un cap qui n'est pas facile à franchir. Voir ta gueule sur la pochette d'un album, si tu es un peu fragile, ça peut vite de faire péter les plombs, c'est clair. Gérer son image, c'est un métier, faut faire gaffe, parce que ça peut être explosif. J'essaie d'être détendu, de ne jamais trop m'y croire. Bref, je reste un peu goguenard...
Et pour ceux qui ne sauraient pas encore de quoi on parle, voici le clip:
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Quand il écrit, il signe Christophe Ernault. Quand il chante «Qu’est-ce qu’on va faire de toi ?», il s’appelle Alister. Et ce qu’on va faire, nous, c’est aller le voir le 2 octobre à l’Adaep. Interview.
Je n’ai pas gardé mon vrai nom parce que je voulais un projet à part, que ce soit un peu un double de moi. Quand j'écris, je signe avec mon vrai nom: Christophe Ernault. Un pseudo, ça me libère donc de mon côté Christophe Ernault et des contingences quotidiennes. Et Alister, ça remonte à mon adolescence. Au lycée, on m’appelait comme ça parce que je ressemblais à Alister dans le dessin animé Candy. C’est aussi pour l’un des grands gourous de la magie noire, Aleister Crowley, puisqu’au lycée, je faisais des sessions de spiritisme avec mes petits camarades. 




















