Le duo Justice sera le 16 mai au Summum. Quelques questions à Gaspard (c'est le moustachu).
Dans vos concerts, est-on “obligé” de danser comme dans les clubs ?
"En général, non. C’est même assez drôle parce que l’atmosphère est plus proche du concert de hard-rock que de la soirée club où les gens boivent des cocktails et dansent. C’est pour ça qu’on a choisi de faire une tournée dans de vraies salles: on trouvait que c’était plus approprié à notre musique. C’est plus pertinent parce que nous, on ne vient pas du tout de la musique électronique. Ce qu’on essaie de proposer en concert, c’est une séquence d’une heure et demie, la plus efficace et cohérente possible".
Comment qualifier votre genre musical, puisqu’électro, ça veut tout et rien dire ?
"Idéalement, on aime bien dire qu’on fait du disco moderne, ou de la pop moderne. Le terme électronique, c’est juste le procédé de fabrication, mais ce n’est pas du tout ce qui nous intéresse. Nous, on n’a pas honte de dire qu’on aime le disco. On n’a jamais brûlé ces disques-là, comme certains l’ont fait à la fin des années 70". C’est dur d’avoir du recul, mais quel regard portez-vous sur votre succès ?
"On ne se rend pas vraiment compte de notre succès en France puisqu’on n’est pas souvent ici. Après, oui, ça marche un peu partout, mais on est quand même loin des centaines de milliers de disques vendus. Disons qu’on est content, conscient de notre chance. Mais on ne perd pas non plus les pédales parce que ça a avancé progressivement".
Dans le milieu dit électro, les duos sont rares…
"…et du coup, on n’a pas vraiment de vie privée. On est tout le temps ensemble, on vit dans le même appart à Barbès depuis cinq ans, avec le gars qui s’occupe de nos pochettes. C’est une relation assez spéciale, puisqu’on est toujours en train de réfléchir à des concepts. Justice, c’est juste une histoire de copains".
Des copains qui doivent avoir des ennemis jaloux depuis le carton du single «D.A.N.C.E.»… “Si certains disent que notre album est commercial, c’est qu’ils ne l’ont pas écouté et qu’ils ne ne connaissent de Justice qu’un single qui n’est pas forcément représentatif du reste de notre travail. C’est le revers de la médaille. Mais on n’a aucun souci de crédibilité. Nous, on fait de la musique qui nous plaît avant de faire de la musique qui plaît aux gens”.
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