| Mais pourquoi est-il si gentil ? |
Ce spectacle date de près de deux ans... Avez-vous, comme son nom l'indique, l'impression d'avoir "passé la seconde" ? Officiellement, je l’ai démarré en novembre 2006. Mais depuis, il est en constante évolution. C’est ça, la magie du spectacle vivant. En plus, ça marche pas mal, le public a l’air d’apprécier. J’ai pris de la bouteille, comme on dit. Plus on est sur scène et mieux on joue, normalement, et mieux on écrit à force de rencontrer le public. Mais un spectacle n’est jamais terminé, jamais parfait. On essaie de tendre vers le mieux. Ce n’est donc pas encore demain la veille que vous allez "passer la troisième"! Pas demain, non. Mais c'est prévu. Dans un an. Bruno Solo, votre metteur en scène, vous a apporté quoi ? Il m’a apporté son œil, et une vraie fluidité. Ensemble, on a fait en sorte que ce soit frais, enlevé, que ça coule, quoi. Mais pas que ce soit coulant. Il dit que vous avez quelque chose de rare: un humour gentil… Lui, il est incisif. Moi, c’est vrai, je fais partie des gentils. Ça me va, puisque je ne suis pas un méchant dans la vie. Donc sur scène, je n’attaque personne, je ne suis pas agressif, même si ce n’est pas toujours facile de faire rire avec de la tendresse. Mais je ne sais pas faire ce que font très bien Michel Muller ou Stéphane Guillon. Ça viendra peut-être, qui sait ? Vous aimez beaucoup les perdants magnifiques… On ne peut pas faire marrer avec des gens riches et sans aucun défaut. Ce qui est drôle, c’est la lose, les un peu moches, les défauts. Est-ce que je suis un loser ? Je fais mon bonhomme de chemin, j’avance, je suis heureux, mais je ne suis pas tout à fait un gagnant. Je ne pense pas en tout cas. Votre personnage le plus connu, Geoffrey le fumeur de joints, va-t-il enfin se lever de son canapé ? Oui, mais comme c’est un gros effort, il va vite se recoucher. Comme dans la pub pour les céréales où on voit des gens se lever pour manger puis aller au lit directement Vous étiez au cinéma cet été, dans un film qui n'a pas du tout marché ("La personne aux deux personnes"). Vous voulez continuer malgré tout ? A l’époque, je suis monté à Paris pour faire du cinéma. Maintenant, je suis dans le one-man-show à fond, ça me plaît. Mais je ne perds rien de vue le grand écran. Je suis même prêt à faire un méchant, moi le gentil. Pour l’instant ? On me propose plutôt des rôles de médecin, d’infirmier, eunuque, de travelo !
"Denis Maréchal passe la seconde". Le 13 septembre au Théâtre en Rond (6, rue François-Gérin, Sassenage) à 20 h 30. 15 €. Tél. 04 76 27 85 30.
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C'est l'humoriste Denis Maréchal qui ouvrira la saison. Le 13 septembre au Théâtre en Rond de Sassenage. Interview.




















