| Moriarty, sur la route de Crolles |
![]() Photo Lea Crespi C’est l’un des concerts les plus attendus de Rocktambule. Et c’est à Crolles que ça se passe, le 22 octobre. Quelques questions à Charles Moriarty, guitariste. Dites, vous revenez un peu tous les six mois à Grenoble ! Une de nos premières dates, une des premières fois où on prenait le camion, c’était à Seyssinet-Pariset il y a deux ans. Ça reste un souvenir émouvant. Ensuite, on est revenu en première partie de Dionysos. Pas facile: le Summum, c’est une grosse salle, pour nous qui avons l’habitude des théâtres, des lieux plus intimes.
Personne ne saute plus sur scène qu'eux ! Mais je trouve que nos publics sont assez proches. On avait fait ça à l'ancienne, autour d'un seul micro. Et je crois que ça avait touché les gens. C'était chaleureux, le public avait adhéré, peut-être parce qu’on avait su respecter notre univers. Beaucoup ignorent que le groupe existe depuis super longtemps... Treize ans. Les premiers se sont rencontrés il y a trente ans dans un bac à sable, d’autres se sont greffés. C’est chouette de faire ce qu’on aime avec ses potes, de se voir 300 jours sur 365… C'est comme un rêve. Ça y est, vous êtes 100 % professionnels ? Depuis deux ans. Sauf que deux d’entre nous continuent d’avoir une autre activité, de bosser la nuit. L’un est architecte et fait des plans dans le camion. Et moi, j’écris des énigmes. C’était mon premier métier... Vous êtes franco-américains, mais vous chantez la plupart du temps en anglais. Parce que c'est plus facile ? C'est plus naturel pour nous. Mais on n'est pas fermé à d'autres langues, on a une chanson en allemand, une autre en italien... Disons qu'on rêve en anglais et que sur notre musique, l'anglais se pose très bien, je trouve. Ce n'est pas commun, mais vous avez été découvert par les créateurs des Deschiens... Pour eux aussi, ce n'était pas habituel, puisque c'était la première fois qu'ils se lançaient dans la musique. Mais ce n'est pas si bizarre que ça, au fond, car notre univers est assez théâtral sur scène. Je précise qu'on n'est pas obligé de porter des chemises moches... (rires) Quand vous avez choisi le nom du groupe, vous étiez tous en train de lire Kerouac. Ce nom, Moriarty, il a quel sens aujourd’hui ? C’est la liberté, on trouvait le personnage de Kerouac séduisant. Et puis, a posteriori, on a découvert plein de sens qui nous correspondent. En gaélique, ça veut dire «l’homme de la mer». Et ça fait référence au personnage de Sherlock Holmes, donc aux énigmes. Moriarty, ce n’est pas ancré dans une époque, c’est un ailleurs. Allez, c’est qui “le” nouveau phénomène pop-rock-folk ? C’est vous ? Alister ? The Do ? C’est comme un grand jeu de chaises musicales. En ce moment, on est encore tous autour de la table, ça veut dire qu’on n’a pas encore gagné, mais qu’on n’a pas perdu non plus. Sachant qu'on ne revendique aucune étiquette. Moriarty, c'est de la guitare acoustique, de la contrebasse, de l'harmonica, donc c'est un peu folk. Mais on fait aussi du post-rock, du rock, des choses un peu plus sombres. Le 22 octobre, 20h, salle Paul-Jargot à Crolles.
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Pas facile de se mettre le public de Dionysos dans la poche. L'accueil avait pourtant été formidable...




















