| Ogres de Barback et mangeurs de scène |
Les Ogres de Barback, c’est deux frères, deux sœurs, une vingtaine d’instruments, et trois concerts en trois jours, dans trois lieux différents. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est le 7 février au Théâtre 145, le 8 au Grand Angle et le 9 à l’Heure Bleue de Saint-Martin-d’Hères que ça se passe. Quelques questions à Sam...
Depuis quelques années, on a remarqué que certains voulaient que l’on danse mais que d’autres préféraient nous voir assis pour écouter tranquillement nos textes et nos arrangements. On a donc eu cette idée pour contenter tout le monde: faire deux concerts différents dans deux salles différentes. Et puis on a rajouté une troisième date, un "coup de cœur". A Grenoble, c’est le Théâtre 145… Ça fait longtemps qu’on voulait y aller. On adore les Barbarins. Vous préférez quelle configuration?
Toutes! On a du mal à choisir, c’est pour cela que l’on alterne les tournées. Une fois, on fait un truc très rock dans une salle assise, une autre fois, on fait un truc avec des décors, un jeu de lumières très précis. On aime tout, on change souvent, ce qui nous permet de ne pas nous ennuyer. Cela aide d'être un groupe de frères et soeurs?
C’est l'un de nos points forts. On se connaît tellement bien qu’on a toujours les mêmes idées, les mêmes envies, il n’y en a jamais un qui part à gauche quand les autres vont tous à droite. Depuis plus de dix ans maintenant, on avance tous dans le même sens. Le secret de votre longévité, c'est aussi votre indépendance. Conséquence: vous ne passez jamais sur les grandes télés et vous coupez d’un plus large public. Frustrant? Le fait d’être indépendants et de tout faire seuls nous permet de réaliser nos projets quand on en a envie: là, ce sont les Triplettes, mais avant, on a fait par exemple un concert avec une fanfare, un disque pour enfants… On sort un album par an si on veut, alors que dans une maison de disques, ce ne serait pas possible. Mais c’est vrai que c’est frustrant de ne pas toucher plus de monde. C’est le prix à payer, mais on ne lâche pas l’affaire. Dès que l'on sort un nouveau projet, on l'envoie à tout le monde: radios, télés... Vous aussi, êtes touchés par la crise de l’industrie du disque. Cela menace-t-il votre démarche? C’est par la scène que l’on s’est fait connaître, on est en tournée perpétuelle, on n’arrête jamais de faire des concerts. Si on continue à faire des disques, c’est pour garder une trace, parce que c’est une espèce de carte postale. Depuis un an, au niveau des ventes, c’est dur. Nous sommes touchés et nous nous posons des questions. Si on ne vend pas un minimum de disques, on ne pourra pas continuer comme ça. Que faire? Les Ogres de Barback, le 7 février au Théâtre 145, le 8 au Grand Angle, le 9 à l’Heure Bleue (à Saint-Martin-d’Hères).
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