| Renan Luce : "Je ne suis pas pressé que ça s’arrête” |
Il sera le 15 mars au Summum, tout juste récompensé de deux Victoires de la musique (artiste révélation scène de l’année et album révélation de l’année pour "Repenti"). Et si vous alliez voir Renan Luce avec votre voisine ? Interview
Ça ne vous fait pas flipper ce succès qui vous tombe dessus ? Tout se passe merveilleusement bien. C’est un peu du non-stop et j’ai parfois envie de souffler pour écrire. Il y a même des moments, pendant la tournée, où je me demande où j’habite. Mais en même temps, je ne suis pas pressé que ça s’arrête: le disque se vend bien, le public est là, on fait le tour de France en bus dans une ambiance de colonie de vacances… Je serais vraiment idiot de me plaindre. Vous souvenez-vous du moment précis où ça a décollé ? L’été dernier, sans trop que je sache précisément pourquoi. J’avais fait pas mal de festivals et les retours n’étaient pas mauvais. Et puis, avec les vacances, les radios ont commencé à jouer «La lettre» et assez mystérieusement, les gens ont été marqués par cette petite aventure et tout s’est enchaîné. Certains disent que c’est allé vite pour moi. Quand je regarde mon parcours, je me dis que les choses ont évolué progressivement et sainement". Vous avez la chance de ne pas être trop étiquetté "nouveau Bénabar". Soulagé ? On me compare quand même de temps en temps avec lui ou avec Renaud et c’est logique, parce que je me sens appartenir à ce courant-là. Mais c’est vrai qu’on ne me gonfle pas toutes les deux minutes avec ces filiations. C’est une bonne nouvelle: au moins, je ne serai pas bloqué quand je voudrai évoluer. Maintenant quand vous venez à Grenoble, vous passez au Summum. Vos petites histoires ne sont-elles pas plus adaptées à de petites salles ? Je suis déjà venu à Grenoble il y a un an et demi, justement dans un petit endroit dont j’ai oublié le nom. C’est vrai que je ne déteste pas les ambiances intimistes qui me rappellent les bistrots où je jouais avec ma guitare, ou le petit théâtre dans lequel je me produisais tous les dimanches à Paris. Mais je ne suis pas non plus intimidé par les grandes salles. Je me sens de plus en plus à l’aise, je m’adapte, je crois même que je progresse, je suis plus dynamique. En bonus, son dernier clip : "Repenti".
Renan Luce au Summum le 15 mars. Première partie: Alexis HK. 25,70 €. Tel.04 76 43 09 09.
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Il sera le 15 mars au Summum, tout juste récompensé de deux Victoires de la musique (artiste révélation scène de l’année et album révélation de l’année pour "Repenti"). Et si vous alliez voir Renan Luce avec votre voisine ? Interview


















