| Ecrit par Yann Bayssat, le 15-03-2008 00:05 |
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Précédée d’une sulfureuse réputation, la série débarque sur M6 vendredi 14 mars. Et démontre qu’elle ne se résume pas à un catalogue de provocations.
Il y a une vie après «X-Files». Mais elle n’est pas bien gaie. David Duchovny, l’ancien agent Fox Mulder, nous le prouve en campant Hank Moody, un romancier à succès en panne d’inspiration. Amoureux d’une femme qui l’a quitté, mère de sa fille de treize ans, Hank promène son mal-être dans les rues de Los Angeles, cité des Anges, mais ville qu’il déteste. Il navigue à vue, jamais sobre mais toujours prêt à partager son lit avec la première femme qu’il croise. 
Pas seulement des coucheries imbibées Le pitch pourrait laisser craindre le pire: la surenchère dans le choquant. Seulement, dès le langoureux générique, on est rassuré. Il sera question d’états d’âme, et pas seulement de coucheries imbibées. Certes, les images sont crues. Mais le scénario et les dialogues sont fins. Et la vraie subversion de la série est dans son ton, à la fois complètement pessimiste et drôle. Elle nous offre en prime une galerie de personnages attachants, parce qu’aussi faibles que nous pouvons toud l’être. Karen, qui hésite entre deux hommes, entre la passion et la sécurité. Becca, l’ado gothique, qui découvre la vie tout en maternant son père. Et Hank, un des personnages principaux les plus complexes jamais vus à la télévision. David Duchovny en fait un anti-héros flamboyant, au charisme incroyable. A l’arrivée, une réussite totale. Et on ne vous parle pas du dernier épisode…
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