| Svart, coloriste |
"Non, aucune théorie de la couleur. Du feeling, plutôt. Je travaille la couleur à l’oeil comme on joue de la musique à l’oreille", sourit Svart. Svart ? Un coloriste grenoblois. ![]() Photo Henri PORCHIER "Quelqu’un habillé en vert, s’il se balade dans un éclairage rouge, n’est plus habillé dans le même vert. Dès que l’on a envie d’apporter une ambiance, la peau n’est pas seulement rose", récapitule Svart avant de dire sa préférence "pour les couleurs désaturées, douces". Sous-traitant ou auteur Ce coloriste-là a tranquillement fait ses armes et tissé le réseau qui lui permet aujourd’hui de vivre de son travail. "Le gros avantage du medium BD est que les auteurs sont très accessibles", assure-t-il. Les forums internet ont fait merveille qui lui ont permis d’entrer en contact et d’échanger avec des dessinateurs et les professionnels du studio de coloristes qui l’a finalement pris en stage durant sa formation d’infographiste. Aujourd’hui, il travaille sur photoShop et "part du principe qu’un projet BD, pour qu’il marche, il faut que ceux qui le font y croient et prennent plaisir à le réaliser. Nous ne sommes pas aux 35 heures et nous sommes en totale autonomie. Alors, si l’envie n’est pas là...". Si l’envie n’est pas là, Svart fait autre chose. Il fait en regrettant la reconnaissance trop variable dont bénéficie son métier . Parfois ramené à la position de simple sous-traitant, quelquefois promu au statut d’auteur via la reconnaissance de ses droits, il mériterait meilleure considération. En attendant, il lui permet de gagner sa vie : "La moyenne, pour une planche, est d’environ 70 € mais cela dépend tellement de l’éditeur. Les plus gros paient entre 60 € et 120 €". Pour voir la diversité du travail de Svart : "Missy", Edition La Boîte à Bulles, "Les 3 p'tits cochons", Editions Emmanuel Proust. Svart a un blog¶
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