| Des chiffres et des infos |
DES ANNONCES Sur le site d’annonces Kijiji Grenoble, créé en 2006, 400 à 500 nouvelles annonces sont postées chaque mois dans la catégorie "Immobilier". 50 à 60 nouvelles annonces concernent une offre ou une recherche de colocation. UN CONSEIL "Dans une de mes précédentes colocations, il y avait une fille, une Allemande, qui avait déclaré la guerre à un autre Français. L’ambiance, c’était un peu la Seconde Guerre mondiale. Et moi, j’étais la Suisse... Quand on est en colocation, l’humour, c’est important: ça permet de désamorcer les conflits". (Clément, 27 ans, colocataire à Grenoble). UN BOUQUIN "La colocation est un phénomène multiple, explique la Grenobloise Edwige Guillemin-Bernanoce, co-auteur d’un livre sur ce thème, à paraître dans les prochaines semaines. Si la raison financière est importante, il y a une réelle volonté de vivre avec des gens qui évoluent hors de la sphère professionnelle ou personnelle". Couples, trentenaires célibataires, mais aussi personnes divorcées, parfois avec un enfant… différents parcours se retrouvent ainsi sous un même toit. "Le dénominateur commun, c’est l’envie de ne pas être seul, de partager son quotidien et ce, de façon très éphémère".
"Signer un bail avec une agence ou un propriétaire, quand on est colocataires, c’est la galère: il faut un dossier en béton" (Karim, 27 ans, colocataire à Grenoble). UNE DERIVE "J’ai toujours vécu en colocation. J’ai connu de bonnes expériences mais aussi de moins bonnes: en Écosse, j’étais en coloc avec une Espagnole, un autre Français et un petit Chinois qui nous sous-louait l’appart... tout en vivant dans le salon. Et c’était pas simple". (Karim, colocataire à Grenoble). DES QUESTIONS ET DES REPONSES Est-il risqué de vivre en colocation sans signer de bail ? OUI, car on est alors considéré comme simple occupant et l’on ne dispose d’aucun droit relatif à la location. Ainsi, en cas de déménagement du ou des locataires signataires, l’occupant devra lui aussi quitter l’appartement. La signature de tous les colocataires assure à chacun les mêmes droits et les mêmes devoirs. Existe-t-il un bail spécifique pour la colocation ? NON, mais on peut adjoindre au bail classique une clause de solidarité. Une mention indique que chaque colocataire est responsable de la totalité du loyer et des charges dues, ainsi que des dégradations locatives éventuelles, et ce jusqu’à la fin du bail. Que se passe-t-il en cas de départ d’un des colocataires ? SI UNE CLAUSE DE SOLIDARITE A ETE SIGNEE, le locataire qui souhaite déménager devra continuer à payer sa part du loyer et des charges jusqu’au terme du bail _même après son départ_ si les autres ne parviennent pas à absorber sa part. La meilleure solution est de trouver un colocataire de substitution et faire accepter au propriétaire un changement de signature sur le bail. Il est également possible de demander au propriétaire un avenant au contrat qui mette fin à la solidarité en cas de départ de l’un des colocataires.
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