| La vente directe, côté ferme |
Dorothée Chaussabel est aujourd'hui plus tranquille qu'elle ne l'a été. "2 Amap (association pour le maintien d'une agriculture paysanne qu'elle livre chaque semaine à Grenoble), un marché...". Voilà pour le revenu garanti permettant à deux personnes de vivre. Dorothée Chaussabel est l'une de ces 1 500 agricultrices(teurs) qui, selon une estimation de la Chambre d'agriculture iséroise, pratiquent la vente directe dans ce département (qui compte 9 000 agriculteurs). Impossible, en revanche, de connaître le chiffre d'affaire de l'agriculture réalisé via la vente directe. Mais elle est à coup sûr une réponse adaptée lorsque les parcellaires sont petits et forte l'envie de travailler autrement.
![]() Marie-Pierre Berthet, à la Ferme du Mont-Charvet.
Impossible, en revanche, de connaître le chiffre d'affaire de l'agriculture réalisé via la vente directe. Mais elle est à coup sûr une réponse adaptée lorsque les parcellaires sont petits et forte l'envie de travailler autrement. Dans le système classique, les marges sont trop faibles Explication de Marie-Pierre Berthet (Ferme du Mont-Charvet à Vélanne à la limite du nord Isère), qui commercialise l'intégralité de sa production en vente directe en usant de toutes les formules possibles : "Notre choix est à resituer dans le contexte de notre exploitation : un parcellaire réduit, la prétention de dégager 4 salaires à 1 200 € net en tenant un taux horaire à 10 € pour pouvoir payer quelqu'un si l'un de nous a un problème. Dans le système classique (et la pmultiplication des intermédiaires) les marges sont trop faibles pour assurer cela". Des Amap à Grenoble, un point de vente collectif, la participation à des systèmes paniers différents des Amap... 'Nous exerçons une profession libérale et souhaitons en assumer tous les aspects", explique l'agricultrice. Une relation commerciale différente Elle dit aussi, avec force, "la relation commerciale mais avec une autre dimension" entretenue avec les clients. Ces clients qui ont le droit de venir sur l'exploitation, poser des questions et constater par eux-même, en voyant et en goûtant, que les produits sont bons et sains. Des consomamteurs qui, tranquillement, évoluent vers une manière différente de consommer et surtout d'acheter "en réfléchissant leur intendance autrement". Sa collègue Dorothée Chaussabel ne la contredit pas et ajoute un trait au tableau, satisfaisant pour la productrice qu'elle est comme pour ses clients : "Je choisis ce que je mets dans les paniers. Cela me permet d'assurer pour mes semis et je sais que ce que je fais va être consommé".
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