| Medhi, qui trouve "malin" le système Amap |
![]() Medhi et sa compagne ont entendu parler d’une Amap (association pour le maintien de l’agriculture paysanne) en constitution. Le camp de base allait être à la Bifurk (près de la grenobloise MC2) et Medhi, qui se déplace à vélo, ne trouvait pas du tout contraignant de filer là-bas récupérer chaque mercredi le beau panier. Mieux, il a décidé de s’en occuper un peu, de cette Amap puisqu’il faut toujours un référent au groupe constitué. Drôle d’idée ? "Fallait bien que quelqu’un s’en occupe", dit tranquillement le jeune homme. C’est là que l’aventure a commencé. "On ne se demande plus ce que l’on va acheter mais ce que l’on va faire avec ce qu’il y a dans le panier". Un céleri branche dans le frigo ? Il faut identifier la bestiole, trouver une recette, passer aux actes et, "au final, c’était super bon".
C'est bon et satisfaisant C’est super bon et le mieux est que c’est aussi intellectuellement très satisfaisant. Explications des fondamentaux de l’Amapien : 1- le consommateur est solidaire de l’agriculteur en vivant avec lui les aléas de production : si le soleil manque, on attend les fraises. Point. Il est aussi solidaire puisqu’en lui garantissant, par contrat pour une durée fixe (en général six mois), un débouché régulier à sa production, il lui fournit éventuellement de la trésorerie, à coup sûr des perspectives stables. 2 - Les produits sont meilleurs que dans la grande distribution ou même la moyenne et cela, ce n’est pas rien. "Je n’ai jamais été difficile mais je commence à faire la fine bouche", sourit l’Amapien. 3 - La relation avec le producteur, transparente, est équitable. Comprendre que le prix qui lui est payé lui permet de vivre décemment de sa production, ici et maintenant. Comprendre aussi qu’il ne peut augmenter ses prix sans explications et acceptation des consommateurs. Ce qui, en ces temps d’augmentation sauvage du spaghetti et de la baguette, présente quelques avantages.
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