| Cinéma : Mesrine, à l'ancien palais de justice |
Deux jours de tournage pour quelques minutes dans «L’ennemi public n°1», le second volet du dyptique Mesrine, dans les salles en mars prochain («L’instinct de mort», le premier, sort le 22 octobre). "Le procès de Mesrine. Une scène importante. Il nous fallait une salle la plus ressemblante possible, donc avec des boiseries", se souvient François Pulliat, régisseur général. "Une vraie salle d’assises, correspondant aux critères de taille, de beauté, de disposition du mobilier", détaille-t-il. Une centaine de lieux à trouver Sur sa feuille de route, plus d’une centaine de lieux sont à trouver. Des appartements, des bars, des cours, une prison de la Santé avec ses hauts murs... "Cela revient plus cher que de chercher et trouver des lieux existants mais la prison et l’un des appartements, nous avons fini par les construire", récapitule le régisseur. Pas la salle d’audience. A Paris et ses environs, rien ne va. Fontainebleau, Rambouillet... "Trop petit, pas assez beau". Mais sur Internet, l’ancien palais de justice grenoblois a de l’allure. Mieux, il est vide. Le conseil général, propriétaire des lieux, a déjà vu des équipes de tournage et la commission du film Rhône-Alpes, structure vouée à la promotion de la région via le cinéma, sait faciliter le travail des équipes. L'endroit séduit, tout va "Là, on profite d’un week-end. Nous descendons à plusieurs : réalisateur, producteur exécutif, directeur de la production, chef opérateur, chef décorateur". L’endroit séduit. Tout va. Le plafond, haut, donne du recul pour varier les angles de vue; l’espace, large, évitera les téléscopages entre les hommes et le matériel; les fenêtres, grandes, laissent entrer la lumière... "Nous installons des projos à l’extérieur qui permettent de montrer le temps qui passe en faisant varier la lumière". Les murs sont ok: "On est dans l’époque, les couleurs sont jolies", tranche le chef décorateur. Même le mobilier est bien... "sauf le fauteuil du président. Nous l’avons trouvé dans une salle à côté". Le travail à faire sur toute chose La voie est ouverte. "Le réjouissant, sur un film d’époque, est que le travail est à faire sur toute chose", glisse le régisseur. Il dit aussi: "Si, par exemple, vous tournez au temple d’Angkor, l’histoire du lieu change les esprits. Nous faisons le travail, bien sûr, mais les regards, plus qu’à l’habitude, se lèvent sur l’élévation des murs". Oui, mais Grenoble ? "Tourner dans une salle de tribunal, c’est toujours exceptionnel. Là, le bâtiment lui même est exceptionnel. Et nous gardons la mémoire de ce qui peut nous être à nouveau utile", a si gentiment dit le régisseur général.
GRENOBLE, LE DÉCOR
L’année faste 2007 restera une année cinéma à Grenoble. Quatre tournages pour des films déjà sortis ou à venir dont le Mesrine de Jean-François Richet. Mais rien depuis le début de cette année et pas grand chose en perspective d’ici décembre. 2 fictions TV peut-être... Confirmation ou non en juillet.
Pour «Affaire de famille», Grenoble était un "passage obligé". Le réalisateur Claus Drexel (sur notre photo, lors du tournage, avec Miou-Miou), y a grandi et l’acteur principal, André Dussollier, y a étudié. Cette comédie policière a été tournée en mai 2007, au stade Lesdiguières, au CHU, rue Nicolas-Chorier ou dans une armurerie de Corenc. Sorti le 4 juin, le film a réalisé 102699 entrées en première semaine.
«Par suite d’un arrêt de travail…», de Frédéric Andrei, avec Patrick Timsit et Charles Berling, sortira le 2 juillet. Un chouette film où tout devient possible grâce à une grève dans les transports publics. 7 jours de tournage en août dans les rues et sur les ponts grenoblois et une affiche avec la passerelle reliant les quais de l’Isère. Le record L’équipe de Jean-Xavier de Lestrade (auteur du très remarqué documentaire «Un coupable idéal»), a tourné 25 jours durant l’automne 2007 dans le bassin grenoblois. La sortie de «Sur ta joue ennemie», avec Robinson Stévenin, est programmée pour novembre prochain.
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Électros et machinos en août, au cœur de l’ancien palais de justice, place Saint-André, soit une soixantaine de techniciens et leurs trois camions de matériel. C’est beaucoup et cela dit l’ambition d’un film. Ajoutons soixante-dix figurants, Vincent Cassel, le réalisateur Jean-François Richet et d’autres, costumiers, maquilleurs et logisticiens, du régisseur général aux manœuvres stagiaires.
Sur les écrans récemment...
... et prochainement



















