Samedi, c’est la Fête de la bière, euh pardon, la Fête de la musique. Quelques pages plus loin, il y a le programme à Grenoble. Mais avant d’aller et venir entre les rues et les plateaux, de bénir Jack Lang et de sortir les parapluies, voici des notes de rock, de reggae ou d’électro. Bons plans, souvenirs: suivez le guide.
Le Grenoblois est comme tout le monde. Le foot perd ? Il reste chez lui. Le foot gagne ? Il sort, il crie, il patauge dans les fontaines et dans la bière parce que c’est la folie. Il y a un gros concert ? Il sort aussi, quand c’est gratuit. Et puis chaque année, surtout, quand le 21 juin se pointe, le revoilà dehors, en tee-shirt parce que c’est l’été, mais le K-Way noué autour de la taille “parce qu’on ne sait jamais”. Le Grenoblois est lucide. Samedi, c’est la Fête de la musique. Le principe ? On connaît, mais on rappelle: tout musicien, bon ou mauvais, seul ou avec ses potes, descend dans la rue pour gratter, taper, hurler, jouer ses tubes ou ceux des autres, dans un hommage unanime à Jack Lang. Dans les bistrots, devant la MJC, au coin de la rue, sous la statue Bayard… c’est la soirée de tous les possibles. On peut avoir du génie ou massacrer «Smells like teen spirit». On peut être un as des maracas ou un gros naze de la contrebasse. Être le fils caché de Slash ou assumer des accords dégueulasses. On peut tout ça: classe ou pas classe. La Fête de la musique à Grenoble, c’est par exemple l’électro. Rue Clot-Bey, au premier étage, Guillaume va ouvrir son balcon. “On va mettre du gros son : trois mix, électro/techno. Des lumières s’il y a la place, ou si le temps le permet”. Lui n’est pas d’ici. Mais “à Grenoble il y a un public pour ça”. Alors, roule. L’électro a le vent en poupe. Aymeric, du Mark XIII, confirme: “On a eu 400 personnes les deux dernières années. C’est devenu un rendez-vous: grosse ambiance, bon esprit. Les gens sont enthousiastes”. Rendez-vous donc pour l’Outdoor party, devant le bar. Vous n’aimez pas l’électro ? Pas grave : évitez le “boum-boum” du parc Paul-Mistral mais baladez-vous un peu partout. La place Saint-André sera très pop, la place Saint-Bruno aura comme d’hab des couleurs reggae, le parc Hoche sonnera rock, l’esplanade portera la casquette à l’envers et à la Bastille, ce sera 100 % chanson française si les bulles (gratuites) vous en disent. Car la mairie vous propose des musiciens que les initiés connaissent, sur huit plateaux, rangés par catégories. C’est pratique, même si ça fait perdre un peu, dit-on, de la spontanéité propre à la fête. Mais on peut encore trouver une prise et brancher l’ampli où on en a envie. La fête des amateurs, des groupes qui ne sortent pas souvent la Gibson, ça existe encore. Devant la Bobine, à la Cour Charly, c’est un peu l’esprit. “Les groupes qui jouent là sont ceux qui répètent chez nous”, explique Adeline, de Projet Bob. Le mieux c’est de sortir et d’aller voir. De rester un moment. Puis d’aller voir encore ailleurs, la nana qui reprend Téléphone, les gamins qui dansent, les vendeurs de kébabs qui se frottent les mains… Là où vos oreilles, vos yeux et votre ventre vous mèneront. Le programme de la fête ? C'est ici
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